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Alors qu’il était engagé aux côtés des organisations patronales de la presse pour la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, prévue ce dimanche à la Maison de la presse (MDP), le Syndicat professionnel de la presse de Guinée (SPPG) a finalement décidé de se retirer de l’organisation. L’annonce a été faite à travers un communiqué publié sur sa page Facebook.
Selon le syndicat, cette décision fait suite, entre autres, à la non-prise en compte de ses préoccupations dans la déclaration qui devait être rendue publique ce dimanche au nom des journalistes. Dans le communiqué, le SPPG juge « incompréhensible » le choix de cette date hautement symbolique du 3 mai « pour célébrer ceux qui contribuent à étouffer la liberté de la presse ».
Ci-dessous, copie du communiqué
Urgent_SPPG
Chers camarades employés des médias,
Sur invitation de la Maison de la Presse, le Bureau national du SPPG a pris part, ces derniers jours, à des concertations avec les organisations patronales des médias dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse.
Bien que nous ayons toujours été victimes des agissements de certains patrons de presse, et malgré les nombreux manquements constatés dès la première réunion consacrée à l’idée d’une célébration commune de cette journée, la délégation du SPPG a consenti d’importants sacrifices afin de parvenir à un consensus sur l’essentiel.
Malheureusement, tout au long de ce processus, le bloc patronal a continué à poser des actes et à entreprendre des initiatives contraires aux valeurs que nous défendons au SPPG et nuisibles aux intérêts des employés des médias.
Au cours de la réunion de ce samedi, qui a duré de 15h à 20h, nous avons constaté que, dans le projet de déclaration devant être lu au nom de la presse nationale, nos préoccupations ont été sciemment ignorées. Les patrons refusent catégoriquement de les intégrer, malgré notre insistance.
À cela s’ajoutent d’autres initiatives qu’on tente de nous imposer, notamment celle consistant à distribuer des satisfécits à certains commissaires de la HAC, dont le rôle répressif contre la presse indépendante n’est plus à démontrer.
Comment comprendre qu’on choisisse ce jour hautement symbolique du 3 mai pour célébrer ceux qui contribuent à étouffer la liberté de la presse ? Certainement pour les encourager à poursuivre la répression de la plus belle des manières.
Au regard de cette volonté du bloc patronal de continuer à piétiner les droits des employés des médias et à poser des actes contraires aux valeurs que toute presse indépendante se doit de défendre, la délégation du SPPG a décidé, en toute responsabilité, de quitter la réunion.
Le Bureau national informe sa base ainsi que l’opinion publique que le SPPG n’est pas concerné par la cérémonie organisée par les organisations patronales de presse.
Par conséquent, nous publierons ce dimanche notre déclaration à l’occasion du 3 mai, Journée internationale de la liberté de la presse.
Conakry le 2 mai 2026
Le bureau national
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il y a 2 heures
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