Kignénkoura (Mandiana) : au moins 9 morts dans l’effondrement d’un puits d’orpaillage

il y a 2 heures 13
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

Dans la matinée de ce samedi 2 mai 2026, un puits d’exploitation artisanale s’est effondré sur le site minier de Kignénkoura, dans la sous-préfecture de Balandougouba, préfecture de Mandiana. Les bilans divergent entre témoins et autorités locales : un orpailleur présent évoque 9 morts et un survivant, tandis que le président du district fait état de 10 décès, dont deux corps non encore retrouvés au moment du bouclage.

Le sol a cédé vers 10 heures du matin, et tout s’est effondré avec lui.

Ce samedi 2 mai 2026, dans le district de Kignénkoura, sous-préfecture de Balandougouba, dans la préfecture de Mandiana, un puits d’exploitation artisanale, appelé « Piti » en langue locale, s’est brusquement affaissé, ensevelissant sous les décombres des travailleurs occupés aux activités de lavage et de traitement du minerai. La panique s’est immédiatement emparée des travailleurs présents sur les lieux.

Des victimes majoritairement burkinabées

Les premières informations recueillies auprès de sources locales indiquent que les victimes sont, pour la plupart, des ressortissants burkinabè de l’ethnie Mossi, qui travaillaient sur ce site à l’aide de tricycles pour acheminer le minerai vers les zones de lavage.

Un orpailleur présent sur les lieux, joint sous couvert d’anonymat, a décrit la scène : « C’est un lieu où travaillent les Mossis. Ils prennent le minerai avec des tricycles pour l’envoyer au lavage. On l’appelle dans le territoire « Piti » en langue locale. C’est ce qui s’est effondré aujourd’hui vers 10 heures sur dix personnes. »

Des bilans qui divergent

Les bilans fournis par les différentes sources ne concordent pas totalement. Le témoin anonyme affirme qu’un seul survivant a été retrouvé parmi les dix personnes ensevelies. « Nous avons retrouvé tous les corps, mais il n’y avait qu’un seul survivant parmi les dix. Les neuf autres ont péri. Il y avait un Guinéen, tous les autres sont des Burkinabè », a-t-il précisé.

Les recherches ont duré plusieurs heures. « De 10 heures jusqu’à 14 heures, nous étions en train de chercher les corps. C’est à 14h35 que nous avons retrouvé toutes les victimes. Les autorités étaient présentes, le PDS et la Croix-Rouge », a-t-il ajouté.

De son côté, le président du district de Kignénkoura, Famoro Keita, avance un bilan légèrement différent. Selon lui, les dix personnes impliquées sont toutes des Burkinabè, et deux corps n’avaient pas encore été retrouvés au moment de son intervention. « Selon les informations reçues, il s’agit de dix personnes, toutes des Burkinabè. Huit ont été retrouvées, les deux autres sont toujours en cours de recherche », a-t-il déclaré.

Il a précisé que des dispositions avaient été prises pour les enterrements : « Au moment où je vous parle, une machine est en train de creuser les tombes dans un village environnant appelé Kognén, situé à environ 5 kilomètres. C’est là-bas que se trouve le doyen des Mossis. »

Un site interdit d’accès, mais fréquenté

Le responsable local a également évoqué les circonstances qui ont précédé le drame. « La Croix-Rouge avait interdit l’accès au site, mais ce matin les gens y sont retournés, et c’est après que nous avons appris cette mauvaise nouvelle », a-t-il indiqué. Les corps se trouvent actuellement à Kignénkoura, pris en charge par la Croix-Rouge. Leur patron serait parti à Bamako depuis plusieurs jours.

Les recherches se poursuivent pour retrouver les corps encore ensevelis. Un bilan officiel consolidé reste attendu.

Cette nouvelle tragédie de l’orpaillage artisanal met en lumière, une fois de plus, les conditions précaires dans lesquelles travaillent des milliers d’orpailleurs dans les zones minières de Guinée, souvent sans mesures de sécurité suffisantes pour prévenir ce type d’accident.

Karifa Kansan Doumbouya, correspondant régional
620 42 42 96, pour mediaguinee.com

 

L’article Kignénkoura (Mandiana) : au moins 9 morts dans l’effondrement d’un puits d’orpaillage est apparu en premier sur Mediaguinee.com.

Lire l'article en entier