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Le procès d’une vingtaine de personnes accusées d’assassinat, de meurtre, de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort et de cas de viol, s’est ouvert ce lundi 20 avril 2026 devant le Tribunal de première instance de Coyah. La plupart ont passé assez de temps en détention sans être jugées, révèle un des avocats de la défense. Selon Maître Abdoulaye Keita, le moment est opportun pour ses clients de livrer leur part de vérité sur ces faits mis à leur charge :
« Nous avons décidé de venir défendre vaillamment ces accusés devant le tribunal criminel. Vous savez, deux ans de prison, ce n’est pas facile. Cinq ans sans être jugé, c’est très très difficile. La prison, même à ton ennemi, il ne faut pas la souhaiter. C’est très difficile d’être entre les quatre murs pendant cinq ans. Donc à cet effet, nous félicitons le tribunal de première instance de Coyah et le parquet parce que c’est lui l’organisateur de ce procès. Donc nous les remercions vivement et nous allons les accompagner jusqu’à la fin de ce procès si le bon Dieu l’accepte », a-t-il dit.
Dans cette procédure, le procureur poursuit à charge et à décharge. Qui est coupable et qui ne l’est pas ? Ce sont les débats qui vont le déterminer, a estimé Moustapha Mariama Diallo. Selon ce procureur de la République près le tribunal de première instance de Coyah, c’est le sens même de l’organisation de ces audiences criminelles.
« L’objectif, c’est de pouvoir juger les accusés qui attendent d’être situés sur leur sort au niveau de la maison d’arrêt et de correction de Coyah. Parce que c’est leur droit d’être jugés dans les délais pour qu’ils soient situés, mais pour que justice soit rendue. Et en même temps aussi, les parties civiles attendent par rapport à leurs intérêts civils, par rapport aux dommages qu’ils ont subis. Donc nous sommes en train de mettre au concret des espoirs et des attentes et des principes aussi. Parce que quand on est victime, on doit se rabattre à la justice. Pour que le droit soit dit, pour ne pas qu’on se rende justice. Donc c’est ce que nous sommes en train de mettre en effectivité aujourd’hui », déclare le procureur.
L’organisation de ces audiences criminelles sonne, pour chaque partie au procès, comme un début d’espoir d’être rétablie dans ses droits. Et sur ce plan, il n’y a pas matière à s’inquiéter, assure le procureur.
« Et c’est pourquoi, nous allons essayer de juger pour que les gens soient situés sur leur sort. Mais pour que ceux qui sont responsables de quoi que ce soit soient retenus proportionnellement aux faits qu’ils ont commis et pour voir aussi ceux qui sont innocents dans les procédures qu’ils soient acquittés. Parce qu’aucun innocent ne sera condamné, mais je vous assure qu’aucun responsable d’un fait ne sera acquitté ».
La défense, quant à elle, se dit prête à œuvrer pour la manifestation de la vérité. Pour ce faire, explique Me Abdoulaye Keita, deux possibilités s’offrent à ses clients :
« soit vous reconnaissez les faits, soit vous ne les reconnaissez pas. Si vous les reconnaissez, on plaide coupable et on demande des circonstances atténuantes en application de l’article 116 du Code de procédure pénale. Et si vous ne les reconnaissez pas, il n’y a pas de preuve, on demande l’application de l’article 544 du Code de procédure pénale. Nous, nous avons confiance aux magistrats qui sont là et nous espérons qu’ils vont appliquer la loi et rien que la loi. Et je pense que beaucoup (accusés) vont rentrer à la maison pour faute de preuve », espère l’avocat.
Pour éviter tout retard dans ce procès qui s’ouvre ce lundi, deux salles d’audience serviront de cadre à sa tenue : la salle d’audience ordinaire du tribunal de première instance de Coyah et une autre mise à disposition par les responsables de la mairie de ladite localité.
Affaire à suivre !
Lébêré Baldé
L’article Audiences criminelles : 20 accusés renvoyés devant le TPI de Coyah pour y être jugés est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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il y a 2 heures
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