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C’est sans doute le début d’un ennui judiciaire qui commence. Les influenceuses guinéennes Yama Séga et Maya Kaba, alias « Maya la Solution » passeront leur première nuit en garde à vue ce vendredi 17 avril 2026 au siège de l’Oprogem. L’annonce a été faite dans la soirée par le Parquet général près la Cour d’Appel de Conakry, confirmant une affaire qui enflamme déjà les réseaux sociaux.
Interpellées plus tôt dans la journée, les deux femmes ont été conduites dans les locaux de l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM), où elles ont été longuement auditionnées par les enquêteurs.
Selon le parquet, les faits reprochés portent sur la diffusion de contenus sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. Les autorités évoquent des propos à « caractère injurieux, outrageant et attentatoire à la dignité humaine ».
Dans son communiqué, le Parquet général précise que les faits, « commis au moyen de plateformes numériques accessibles au public », pourraient être qualifiés d’« injures publiques, menaces, propos attentatoires à la dignité humaine, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et infractions liées aux stupéfiants ».
Les deux célébrités du web, identifiées à l’état civil comme Mariama Bah pour Yama Séga et Mariama Kaba pour Maya Kaba, sont désormais entre les mains de l’OPROGEM « aux fins d’ouverture d’une enquête judiciaire ».
Le parquet rappelle également le cadre légal entourant cette affaire : « Ces faits sont prévus et réprimés par les articles 29 et 32 de la loi L/2016/037/AN relative à la cybersécurité et à la protection des données à caractère personnel, des articles 7 et 122 de la loi L/2021/024/AN relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que des articles 363, 366, 282 et 819 du Code pénal ».
Après leur placement en garde à vue ce vendredi, Yama Séga et Maya Kaba devront être présentées le lundi 20 avril 2026 devant le Parquet de la République près le Tribunal de Première Instance de Mafanco, pour la suite de la procédure judiciaire.
Dans ce dossier sensible, le Parquet général affirme sa ligne de conduite et réitère sa « détermination constante à lutter, avec rigueur et impartialité, contre toutes les formes de criminalité, y compris celles commises dans l’espace numérique, dans le strict respect de la légalité, des droits fondamentaux et des principes de l’État de droit ».
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il y a 2 heures
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