TPI Dixinn : une étudiante écope de 5 ans de prison pour enlèvement d’un nourrisson

il y a 3 heures 16
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Le tribunal de première instance de Dixinn a condamné une étudiante âgée de 24 ans, à cinq ans de prison pour enlèvement d’enfant.

Identifiée comme Fatoumata Binta Diallo, l’accusée était en détention depuis le 22 octobre 2025 pour avoir emmené un nourrisson de 21 jours, sans le consentement de sa mère, Aïssatou Soumah. Selon les éléments du dossier, elle s’était rapprochée de cette dernière, quelques jours auparavant, après une rencontre, lors d’une soirée, établissant une relation de confiance qui a duré environ cinq jours.

À la barre, l’accusée a nié les faits d’enlèvement, tout en reconnaissant avoir pris l’enfant sans l’accord de sa mère. Elle a expliqué avoir demandé à Aïssatou Soumah d’aller effectuer un retrait d’argent afin de payer le transport, profitant de son absence pour partir avec le bébé, alors qu’il pleuvait ce jour-là.

Poursuivant sa déposition, Fatoumata Binta Diallo a affirmé avoir agi sans intention criminelle, déclarant avoir voulu garder l’enfant temporairement et l’élever, en raison de la situation précaire de la mère qui, selon elle, souhaitait poursuivre ses études. Elle a également indiqué que son mari lui avait conseillé de se rendre à la gendarmerie avec le bébé, ce qu’elle dit avoir fait, tôt le matin.

Avant les réquisitions et les plaidoiries, le tribunal a relevé le désistement de la partie civile. Malgré cela, le ministère public a estimé que les faits étaient suffisamment établis et a requis une peine de 10 ans de réclusion criminelle, soulignant notamment que l’accusée aurait agi dans l’intention d’obtenir un enfant, après une fausse couche.

De son côté, la défense a plaidé des circonstances atténuantes, mettant en avant l’absence d’intention de nuire et le comportement de l’accusée après les faits. À la fin des débats, Fatoumata Binta Diallo a exprimé ses regrets et a demandé pardon au tribunal.

Après en avoir délibéré, la juridiction a retenu la qualification d’enlèvement d’enfant et a condamné l’accusée à cinq ans de prison.

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