CRIEF : un ancien greffier de la Cour constitutionnelle réclame plus de 2 milliards GNF à Mohamed Lamine Bangoura

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Le procès de l’ex-président de la Cour constitutionnelle s’est poursuivi ce lundi 30 mars 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).

L’audience a été consacrée à la déposition de Lancinè Kanko Kourouma, deuxième partie civile dans ce dossier. Ce greffier, né en 1985 à Kouroussa, a confirmé être l’auteur de la plainte contre le prévenu.

Il a expliqué qu’il reproche à Mohamed Lamine Bangoura le refus de lui verser son salaire tel que défini par un décret présidentiel. Il affirme avoir été affecté à la Cour constitutionnelle depuis sa création.

Selon lui, étant donné qu’il s’agissait d’une institution nouvellement créée, le premier président avait élaboré un schéma de rémunération. À l’époque, en tant que greffier, il percevait un salaire de 3 millions de francs guinéens.
Par la suite, en 2017, un décret a été signé par le président de la République d’alors, fixant la rémunération des membres de la Cour constitutionnelle, y compris celle du greffier, à compter de l’installation de la Cour.

Dans ce document, a-t-il précisé, il était prévu que le greffier perçoive 16,5 millions de francs guinéens, et le greffier en chef 25,5 millions. Cependant, lui n’a continué à percevoir que 3 millions, au lieu des 16,5 millions prévus.

Il a également déploré n’avoir rien reçu du rappel intervenu en 2019, d’un montant global de 9 milliards de francs guinéens. Il affirme n’avoir constaté une augmentation de 5 millions (en plus des 3 millions initiaux) que lorsqu’il a été désigné greffier en chef par intérim.

Selon le plaignant, Mohamed Lamine Bangoura et ses co-prévenus auraient refusé de lui verser son salaire en raison de son supposé soutien à l’ancien président de la Cour constitutionnelle, feu Kèlèfa Sall.

Il qualifie les faits d’abus de confiance et réclame plus de 2 milliards 238 millions de francs guinéens, tout en précisant ne pas avoir encore finalisé ses calculs.

À cause de cette affaire, qu’il qualifie d’injustice, il affirme avoir subi des chocs psychologiques l’ayant conduit à séjourner au centre psychiatrique de Donka. Il ajoute que son père est décédé en étant fâché contre lui. Selon ses propos, il ne mène pas ce combat pour l’argent, mais pour l’honneur.

Sa déposition n’est pas encore terminée. Le juge Yagouba Conté, assisté de ses assesseurs Fodé Kadjaly Keita et Kanda Doumbouya, a renvoyé l’affaire au 1er avril pour la suite des débats.

Sekou Diateya

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