TPI de Mafanco : Yama Sega et Maya la Solution condamnées à deux ans de prison avec sursis

il y a 2 heures 10
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L’artiste Mariam Bah, alias  »Yama Sega », et la communicante Mariam Kaba, connue sous le nom de  »Maya la Solution », sont désormais fixées sur leur sort. Le tribunal correctionnel de Mafanco a rendu son délibéré cet après-midi à l’issue d’un procès en flagrant délit.

Dans sa décision, le juge Souleymane Traoré a déclaré les deux prévenues non coupables des faits de menaces. Elles ont toutefois été reconnues coupables d’injures, d’atteinte à l’ordre public et à la dignité humaine par le biais d’un système informatique.

Pour la répression, Yama Sega et Maya la Solution ont été condamnées à deux (2) ans d’emprisonnement assortis de sursis et au paiement d’une amende de 40 millions GNF chacune.

Le tribunal leur a également interdit toute publication sur les réseaux sociaux pendant une durée de deux ans, à l’exception de celles strictement liées à leurs activités professionnelles.

Pour rappel, les deux prévenues étaient placées en garde à vue depuis vendredi dernier. Il leur était reproché de s’être données en spectacle sur les réseaux sociaux, notamment via des lives sur TikTok et Facebook, au cours desquels elles échangeaient insultes, accusations et diffamations.

À la barre, les deux artistes ont plaidé coupables, expliquant avoir agi sous le coup de la colère.

Lors de ses réquisitions, le ministère public, représenté par le procureur Kanfory Ibrahima Camara, a insisté sur la matérialité et la constance des faits. Il avait donc requis deux ans de prison avec sursis et une amende de 30 millions GNF chacune.

De leur côté, les avocats de la défense avaient initialement plaidé la relaxe, estimant que les faits n’étaient pas établis. Me Paul Yomba Kourouma a toutefois sollicité l’atténuation des charges, présentant les prévenues comme des novices ayant agi par erreur.

« Nous nous plions en quatre, non pas pour demander la grâce, mais pour demander la clémence », a-t-il déclaré.

Libérées à l’issue de l’audience, les deux condamnées disposent d’un délai de quinze jours pour interjeter appel de cette décision.

Alhassane Fofana

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