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La tribune intitulée «Durer, c’est mourir un peu !» signée par Tibou Kamara se veut une leçon de morale politique. Elle n’est, en réalité, qu’un réquisitoire partial, une charge polémique nourrie d’amalgames, d’approximations et d’attaques ad hominem. Parce que la démocratie suppose la contradiction, il est indispensable de rétablir les faits et de défendre l’honneur d’un homme injustement voué à la vindicte : le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté.
Comparer des trajectoires politiques, convoquer la mémoire de Hamed Bakayoko pour suggérer une fatalité du pouvoir, puis tenter d’enfermer le ministre guinéen dans une caricature blessante relève davantage de l’effet de plume que de l’analyse sérieuse. La politique n’est ni un exercice littéraire ni un concours d’analogies hasardeuses : elle est d’abord un engagement au service de la nation.
Une diplomatie active, visible et assumée. Contrairement aux insinuations, Dr Morissanda Kouyaté n’est ni un accident de l’histoire ni un «éléphant dans un magasin de porcelaine». Médecin de formation, certes, mais aussi acteur engagé de la scène internationale depuis plusieurs décennies, il a su incarner une diplomatie de proximité, de fermeté et de souveraineté.
Sous l’impulsion du Président de la République, Mamadi Doumbouya, la Guinée a retrouvé une voix claire dans les enceintes régionales et internationales. La normalisation progressive avec les partenaires stratégiques, la défense résolue des intérêts des Guinéens à l’étranger, le repositionnement du pays dans les grands dossiers africains et multilatéraux sont des faits concrets, vérifiables et salués bien au-delà de nos frontières.
On peut débattre des orientations, critiquer des décisions, proposer mieux : c’est légitime. Mais transformer un désaccord politique en entreprise de démolition personnelle est indigne du débat public.
La continuité de l’État n’est pas un slogan. Accuser le ministre de se retrancher derrière la «continuité de l’État» relève d’un paradoxe troublant. Ceux qui exigent aujourd’hui le respect scrupuleux des engagements internationaux sont parfois les mêmes qui, hier, dénonçaient toute rupture. La gestion d’un État ne se fait pas à coups d’émotions ou d’opportunités médiatiques ; elle exige constance, responsabilité et lucidité.
Sur la question sensible des migrations et des rapatriements, la Guinée agit dans un cadre bilatéral et multilatéral précis, en conformité avec ses engagements internationaux et dans le souci de la dignité de ses ressortissants. Présenter cela comme une trahison ou une improvisation relève d’une lecture biaisée des réalités diplomatiques.
L’attaque personnelle comme substitut à l’argument. Qualifier un ministre «d’étranger aux affaires étrangères» n’est pas une démonstration : c’est une formule. Or, la République ne se gouverne pas par aphorismes. Elle se gouverne par des actes. Et les actes du ministère sont là : réorganisation interne, redynamisation des représentations diplomatiques, intensification des contacts stratégiques, défense constante des intérêts guinéens dans les instances africaines et internationales.
La politique n’est pas un champ clos où l’on règle des comptes par tribunes interposées. Elle est un espace de responsabilité. Lorsque l’on prétend défendre l’alternance et la vertu républicaine, encore faut-il soi-même s’astreindre à la rigueur intellectuelle et à l’équité.
Servir n’est pas s’accrocher, c’est assumer. L’idée selon laquelle toute longévité serait suspecte traduit une vision réductrice du service public. Ce n’est pas la durée qui use les institutions, mais l’absence de résultats. Et c’est précisément parce que le Président Mamadi Doumbouya et son gouvernement assument les réformes engagées qu’ils font face à des résistances.
La transformation d’un pays dérange toujours ceux qui prospéraient dans l’immobilisme. La fermeté dans la conduite des affaires extérieures, la volonté de défendre la souveraineté nationale et la dignité des citoyens ne sauraient être réduites à une quête de trophée personnel.
En définitive, ce n’est pas «durer» qui fait mourir un peu. C’est renoncer à la vérité qui affaiblit durablement le débat public.
La Guinée mérite mieux que des procès d’intention. Elle mérite une confrontation d’idées honnête, exigeante et constructive. Et l’histoire jugera sur pièces, non sur des formules assassines.

Billy Keïta
La tribune de GMD.
Une voix pour la vérité.
Un écho pour la République
L’article Servir, c’est bâtir : la vérité face aux procès d’intention ! (Par Billy Keïta) est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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