Reprise des audiences criminelles du TPI de Siguiri : 22 dossiers sensibles inscrits au rôle

il y a 2 heures 11
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Le Tribunal de première instance de Siguiri a officiellement rouvert, ce mardi, ses audiences criminelles après une période de suspension. Cette reprise porte sur 22 dossiers majeurs liés à des infractions graves, notamment des attaques à main armée, des homicides, des viols et des assassinats.

Les audiences se tiennent dans le strict respect des procédures légales, avec une attention particulière accordée aux droits des parties et à l’équité des procès. Les magistrats ont d’ailleurs rappelé aux justiciables l’importance de la ponctualité et du respect des règles en salle d’audience, afin d’assurer le bon déroulement des sessions.

Cette relance constitue une étape importante pour renforcer la continuité du service public de la justice dans la préfecture de Siguiri et contribuer à la résorption de l’arriéré judiciaire. Les autorités judiciaires ont également annoncé la publication régulière du calendrier des audiences, dans un souci de transparence et d’information du public.

Parmi les affaires inscrites au rôle, le procès de Laye Moriba Condé, alias « Boutiquier », retient particulièrement l’attention. Poursuivi pour vols à main armée et association de malfaiteurs sur l’axe Kankan–Siguiri, il a fermement rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui.

À la barre, l’accusé affirme avoir été piégé par son frère, un militaire, et nie toute présence dans la zone minière de Bouré, ainsi que toute implication dans la manipulation d’armes à feu. Il soutient que son arrestation serait liée à la fréquence de ses échanges téléphoniques avec un individu suspect.

Laye Moriba Condé a par ailleurs dénoncé ses conditions de détention, évoquant des actes de torture, un isolement prolongé et des transferts jugés opaques entre différentes unités, sans assistance juridique.

Face à ces déclarations, le juge Mohamed Lamine Touré a décidé de suspendre l’audience. Le procès doit reprendre ce mercredi 8 avril 2026, une échéance cruciale pour confronter ces allégations de mauvais traitements aux éléments de preuve de l’accusation.


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