Propos haineux sur les réseaux sociaux : Moussa Oularé condamné à un an de prison à Dixinn

il y a 2 heures 15
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Condamné à un an d’emprisonnement assorti d’une amende de 10 millions de francs guinéens, Moussa Oularé a été fixé sur son sort ce lundi 27 avril 2026 par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Poursuivi pour des propos jugés haineux et injurieux diffusés sur les réseaux sociaux, le jeune homme a vu la justice trancher dans une affaire présentée comme un signal fort contre les dérives numériques.

Le procès, ouvert ce lundi 27 avril au TPI de Dixinn, a attiré l’attention en raison de son caractère inédit. À la barre, Moussa Oularé, motard de profession, devait répondre des accusations d’« incitation à la haine » et d’« injures », après la diffusion sur Facebook de déclarations ayant suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique.

Dès l’ouverture des débats, le prévenu n’a pas cherché à nier les faits. Face au tribunal, il a reconnu ses torts et exprimé des regrets. Dans une posture de repentir, il a demandé pardon, admettant la gravité des propos tenus et plaidant coupable.

Malgré ces excuses, le ministère public a insisté sur la nécessité d’une réponse judiciaire ferme. Le procureur de la République a rappelé que les réseaux sociaux ne peuvent être considérés comme des espaces échappant à la loi, surtout lorsque des publications menacent la cohésion sociale et alimentent les tensions. Dans ses réquisitions, il a demandé une peine de cinq ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 10 millions de francs guinéens, estimant qu’une sanction exemplaire était indispensable pour dissuader ce type de comportements.

Au terme des débats, le tribunal a choisi une peine moins lourde que celle sollicitée par le parquet. Moussa Oularé a finalement été condamné à un an d’emprisonnement et au paiement de 10 millions de francs guinéens d’amende, soit une sanction bien inférieure aux cinq années requises par le procureur. Une décision qui marque néanmoins la volonté de la justice de sanctionner sévèrement les discours de haine diffusés en ligne.

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