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À la guerre comme à la guerre. Les avocats de la partie civile ont pris le contre-pied des déclarations de la défense, qui remettent en question la légitimité de certaines constitutions de parties civiles dans cette seconde phase du procès des massacres du stade de Conakry.
À l’issue des auditions de ce lundi, la défense, par la voix de Me Zézé Kalivogui, a dénoncé des témoignages qu’elle estime entachés de faux. L’avocat a d’ailleurs annoncé l’intention de son camp de porter plainte contre certaines structures sanitaires pour falsification de documents.
Fermes sur leurs positions, les conseils de la partie civile, représentés par Me Amadou Oury Diallo, ont rétorqué que les dépositions de leurs clients sont l’expression fidèle des sévices subis le jour du drame.
« C’est de bonne guerre. La défense refuse systématiquement de croire à la version de nos clients. Pourtant, le récit livré par cette dame (Thamar Thiam ndrl) aujourd’hui correspond en tout point à la vérité », a martelé Me Diallo.
L’avocat a souligné la cohérence des propos tenus à la barre avec les éléments déjà versés au dossier lors du premier volet du procès.
« C’est un récit tragique. Elle a décrit avec une précision traumatisante la répartition des femmes en trois groupes à la sortie du stade : celles destinées à être violées sur place, celles devant être frappées, et un troisième groupe emmené vers des domiciles privés pour y subir l’esclavage sexuel et des viols collectifs par des hommes en uniforme », a-t-il rappelé.
Pour la partie civile, les faits rapportés, notamment la mort des premières victimes sur l’esplanade du stade, ne souffrent d’aucune contestation.
Me Diallo s’appuie sur le rapport de la Commission d’enquête internationale, qui confirme que des jeunes sont tombés sous les balles dès 8h ou 9h du matin.
L’avocat a conclu en invoquant la mémoire visuelle de l’événement.
« Si la défense tente de faire croire à la presse que tout cela est inventé, les faits disent le contraire. Le témoin qui a rapporté la mort de son père a été conforté par les archives. Les images du corps de son père ont fait le tour du monde, de la télévision nationale à TV5 en passant par France 24. On ne peut pas parler d’invention face à de telles preuves », a-t-il indiqué.
Alhassane Fofana
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