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Depuis le lundi 20 avril, des perturbations sont observées dans certains établissements d’enseignement pré-universitaire ainsi que sur plusieurs axes routiers de Conakry. Ces tensions ont donné lieu à de vives altercations entre les forces de maintien de l’ordre, des apprenants et des jeunes en civil, avec des échanges de gaz lacrymogènes et des jets de pierres.
Interrogée ce mardi 21 avril 2026, l’intersyndicale de l’éducation, regroupant le Syndicat National de l’Éducation (SNE) et la Fédération Syndicale des Professionnels de l’Éducation (FSPE), qui avait précédemment haussé le ton en menaçant de reprendre la grève, affirme ne pas être associée à ces soubresauts.
Répondant à une question relative à ces perturbations dans les écoles, le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation, Michel Pépé Balamou, qui avait brandi la menace d’une reprise de la grève à compter du 20 avril 2026 en raison du non-respect de l’accord signé en janvier, a apporté des clarifications : « L’intersyndicale de l’éducation a, bien sûr, appelé les enseignants à la retenue. D’autant plus que nous avons reçu des correspondances de la part du gouvernement invitant nos délégués, membres des différentes commissions techniques, à une réunion de prise de contact le vendredi 17 avril 2026. »
Selon cette figure centrale du mouvement syndical éducatif en Guinée, la situation évolue progressivement : « À la date du lundi 20 avril, les commissions ont commencé à fonctionner normalement. Donc, nous ne sommes ni de près ni de loin associés à ce qui se passe actuellement dans certaines rues de Conakry, dans certaines écoles. C’est pourquoi nous invitons toutes les enseignantes et tous les enseignants de Guinée à vaquer librement à leurs occupations pédagogiques dans les différentes écoles. »
Mediaguinée : Ne pensez-vous pas que l’information n’a pas été suffisamment relayée ? Certains enseignants, interrogés la veille, notamment dimanche, affirmaient qu’il n’y aurait pas cours lundi en raison d’un mot d’ordre de grève planant sur le secteur éducatif guinéen.
Michel Pépé Balamou : Oui, effectivement. Nous nous sommes limités à publier un communiqué sur nos différents canaux digitaux de communication, mais aussi sur certains sites. Nous n’avons pas eu le temps de relayer l’information à la télévision et à la radio, ce qui a créé un peu de flou. Mais cela ne tient qu’à cela, ce n’est que partie remise. Hier, nous avons fait une large communication sur ces différents canaux pour inviter nos enseignants à ne pas s’associer à ce qui est en train de se passer.
Nous sommes en train de négocier autour de la table. Ce n’est que si nous nous retrouvons bloqués dans les négociations en cours que nous ferons appel à eux et, ensemble, déciderons de la suite à donner à notre mouvement. »
Mediaguinée : Où en êtes-vous actuellement dans les négociations entre l’intersyndicale de l’éducation et le gouvernement guinéen ?
Michel Pépé Balamou : Nous sommes au niveau de l’opérationnalisation de trois commissions : la commission technique chargée de traiter les listes des enseignants contractuels communaux en vue de leur intégration à la fonction publique ; la commission chargée de la réception et de l’examen des actes de nomination des cadres du système éducatif afin de leur accorder des primes de fonction ; et la commission en charge de la poursuite des travaux de révision du projet de statuts particuliers des personnels de l’éducation.
Ces trois commissions ont commencé à être opérationnelles. Nous attendons l’issue de leurs travaux dans un bref délai, afin de nous rassurer de la bonne foi du gouvernement à privilégier le dialogue et la concertation dans la gestion des conflits de travail.
Propos recueillis par Mamadou Yaya BARRY
L’article Perturbations des cours et de la circulation à Conakry : « Nous ne sommes ni de près ni de loin associés à ces événements » (Michel Pépé Balamou) est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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