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Depuis hier lundi, des perturbations et des mouvements d’élèves sont signalés dans plusieurs écoles publiques de la capitale.
Le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, est sorti de son silence. Invité dans l’émission Guinée Today chez nos confrères de Télé24, le syndicaliste a apporté des éclairages sur les causes des récents remous en milieu scolaire.
Selon lui, la situation actuelle trouve d’abord son origine dans un profond malaise des enseignants lié à la crise de liquidité dans les banques.
« Les remous d’hier s’expliquent d’abord par un ras-le-bol des enseignants face à la pénurie de liquidités dans les banques. De nombreux enseignants passent désormais leurs journées dans les banques sans parvenir à percevoir leurs salaires », a-t-il déclaré.
Pour Pépé Balamou, cette situation engendre des répercussions directes sur le déroulement normal des cours dans les écoles publiques.
« Il y a un taux d’absentéisme très élevé dans les écoles. Si vous ajoutez à cela la psychose liée à la grève, cela a permis à certains enseignants de ne pas se rendre en classe », a-t-il expliqué.
Parlant des attaques que les écoles privées subissent de la part des élèves venus des écoles publiques, le responsable syndical décrit un phénomène récurrent en période de crise éducative.
« Quand les écoles publiques n’ont pas de professeurs, les élèves s’attaquent directement aux écoles privées, sous prétexte que c’est là-bas que fréquentent les enfants des dirigeants qui refusent de négocier avec leurs enseignants. », a-t-il laissé entendre.
Interrogé sur les mesures envisagées pour mettre fin aux violences en milieu scolaire, le secrétaire général du SNE a insisté sur les limites du mouvement syndical.
« La seule arme que nous avons, c’est la communication. Et nous l’avons utilisée à outrance à travers nos canaux digitaux, largement relayés par les médias privés. Il revient à l’État, en tant que détenteur de la force publique, de maintenir l’ordre. Tous ceux qui poseront des actes de nature à créer le désordre dans la cité devront répondre devant la loi. Au niveau du SNE, nous n’avons donné aucune consigne de manifestation dans les écoles », a-t-il averti.
Sam Bantignel
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il y a 2 heures
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