Passation des marchés publics et détournement : « Nous allons tout passer au peigne fin… de 2010 à 2026 » (Charles Wright)

il y a 3 heures 21
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En Guinée, l’attribution des marchés publics, souvent entachée de fraudes et d’irrégularités, constitue le nouveau cheval de bataille du Procureur spécial près la CRIEF. Son objectif est clair, débarrasser l’administration publique de la corruption et de ses corollaires.

Sur les mécanismes d’obtention des marchés publics en Guinée désormais, Alphonse Charles Wright affiche une détermination sans faille. Il promet de faire toute la lumière sur les contrats signés depuis plus d’une décennie.

« Comment les marchés publics sont-ils obtenus en Guinée ? Nous reviendrons prochainement sur les injonctions déjà données. Nous allons tout passer au peigne fin, absolument tout : chaque marché passé en Guinée de 2010 à 2026 », a-t-il lancé.

Charles Wright qui se veut intolérable dans la lutte contre l’impunité, s’en est pris à ceux qui tentent de saboter la vision présidentielle ou de détourner les deniers publics au détriment du développement national.

« Je ne peux accepter que, dans cette dynamique de gouvernance, certains insultent l’intelligence du Président de la République. Certains disent : « Il n’a qu’à dire que la justice est la boussole, nous lui prouverons le contraire et nous allons l’épuiser ». Mais au bout du compte, ce sont les délinquants financiers qui paieront le prix, pas le Président », a-t-il prévenu.

Le Procureur spécial a également rappelé un principe éthique fondamental pour ses services.

« On ne peut vouloir une chose et son contraire. Si nous voulons lutter contre la corruption, nous devons nous-mêmes être irréprochables. Un corrompu ne peut pas poursuivre un corrompu, c’est impossible. Sachez que vous êtes tous poursuivables », a-t-il souligné.

Enfin, Charles Wright a pointé du doigt les pratiques frauduleuses persistantes, notamment au niveau des services douaniers malgré la numérisation des procédures de nos jours.

« Prenez l’exemple du port : alors que le système indique 60 millions à payer, l’agent n’en déclare que 30 millions et empoche le reste. Je suis informé de tout. J’ai mes pistes et mes solutions, mais je ne vais pas les étaler ici », a-t-il conclu.

Alhassane Fofana

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