Partenariat Guinée-UE en 2026 : entre espoirs démocratiques et protection des journalistes

il y a 2 heures 13
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À l’occasion de la présentation de ses vœux à la presse nationale, le Chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée a dressé une feuille de route ambitieuse pour l’année 2026. Entre soutien au processus électoral et plaidoyer pour la liberté de la presse, le diplomate européen a réaffirmé l’engagement de l’Union européenne aux côtés du peuple guinéen.

​Cinq mois après son arrivée en Guinée, il a choisi la résidence de l’UE pour une rencontre symbolique avec les professionnels des médias. Dans son propos introductif teinté de gravité et d’optimisme, il a salué un métier « essentiel à la démocratie » tout en pointant du doigt les menaces croissantes qui pèsent sur la profession.

​Une pensée pour les journalistes en danger

Poursuivant sa communication, M. Xavier Sticker a  rappelé des dossiers non élucidés qui assombrissent le paysage médiatique guinéen. A cet effet, l’ambassadeur a exprimé sa vive inquiétude concernant la disparition du journaliste Habib Marouane Camara, dont on est sans nouvelles depuis le 3 décembre 2024, ainsi que celle du père du journaliste Mamoudou Babila Keïta à N’zérékoré.

​Face à l’invasion des fake news et aux pressions économiques, l’UE appelle à protéger l’investigation, cœur battant de la « noblesse » du métier.

​Le cap vers la fin de la transition

​Sur le plan politique, le conférencier s’est félicité des avancées majeures enregistrées. Après le succès du référendum du 21 septembre et l’élection présidentielle du 28 décembre dernier, le regard est désormais tourné vers l’avenir :

​Élections législatives et locales : L’UE attend l’achèvement du calendrier électoral

​Respect de la Constitution : Une priorité pour consolider l’étape majeure franchie dans la transition.

​Un ordre mondial fondé sur le droit

​Dans un contexte international marqué par le retour du « néo-impérialisme » et des velléités de reconstitution d’empires, l’ambassadeur a étalé la vision européenne. Contrairement aux rapports de force bruts, l’UE se veut le héraut d’un ordre fondé sur les règles et les relations partenariales équilibrées.

​« Notre aspiration européenne, c’est de développer nos partenariats avec les nations qui s’inscrivent dans cette même aspiration », a-t-il conclu, rappelant que l’Europe, bien que non exempte de critiques passées, travaille à un équilibre mondial où la force du droit prime.

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