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À quelques heures de la fête du Ramadan, les boucheries de Conakry connaissent une forte affluence. Les citoyens se mobilisent pour se procurer de la viande, un produit incontournable pour les repas festifs, selon le constat fait ce mercredi 18 mars 2026. Cependant, cette forte demande a un impact direct sur les prix. Un kilo de viande qui était vendu entre 65 000 GNF et 70 000 GNF, se négocie aujourd’hui entre 75 000 GNF et 80 000 GNF, selon les zones et la disponibilité. Une augmentation qui suscite des réactions diverses chez les consommateurs, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.
Dans plusieurs boucheries de Conakry, notamment au marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma, en passant par Bellevue (Dixinn) et au marché de Yimbaya (Matoto), les files d’attente s’allongent devant les étals des bouchers. Et cette forte demande ne reste pas sans conséquences. Si un kilo de viande était vendu entre 65 000 GNF et 70 000 GNF, il se négocie aujourd’hui entre 75 000 GNF et 80 000 GNF. Selon les vendeurs, cette augmentation ne dépend pas d’eux, mais plutôt des nouveaux prix fixés à l’abattoir.
Mamadou Bah, boucher« Ce matin, nous sommes partis à l’abattoir, mais nous avons rencontré quelques difficultés là-bas. Il n’y a pas beaucoup de bœufs, et les prix sont trop élevés. Nous achetons le kilo de viande à 70 000 GNF à l’abattoir et nous le revendons à 75 000 GNF pour avoir une petite marge. Nous payons le transport pour nous rendre là-bas, nous achetons aussi les sacs, et tous les frais sont à notre charge », a expliqué Mamadou Bah, rencontré à la boucherie de Yimbaya.
Même son de cloche chez Mamadou Saliou Bah, un autre boucher qui a accepté de témoigner devant notre micro.
Mamadou Saliou Bah, boucher« De 6 h à 9 h du matin, j’étais à l’abattoir pour chercher de la viande. Nous avons acheté là-bas le kilo à 70 000 GNF, donc nous sommes obligés de le revendre à 75 000 GNF, sinon nous ne gagnons rien, surtout avec les frais de transport. Les citoyens se plaignent, il n’y a pas d’argent et la viande coûte cher. Les gens pensent que ce sont les bouchers qui augmentent les prix, mais ce n’est pas le cas. Nous vendons simplement pour gagner un peu. Le ministère de l’Élevage doit nous aider sur cette question », a-t-il dit.
Malgré la cherté des prix, certains citoyens restent déterminés à se procurer de la viande. Car, pour ces derniers, il est essentiel de célébrer la fête dans la convivialité. C’est le cas notamment de Mme Aminata Camara, qui vient d’acheter six kilogrammes de viande.
Aminata Camara, cliente« Il y a une très grande différence par rapport à l’année passée, car les prix ont fortement augmenté. La dernière fois, le kilo était à 65 000, puis il est passé à 70 000. Aujourd’hui, en venant ici, on nous dit qu’il est à 75 000. Ce n’est pas facile. Il faut que l’État nous aide à ce niveau. Avec cette situation, tout le monde ne pourra pas se permettre d’acheter. Pourtant, c’est une période de fête où l’on est censé bien manger. Mais dans ces conditions, ce n’est vraiment pas facile. Nous demandons au Président de nous venir en aide, sinon la situation restera très difficile », a-t-elle laissé entendre.
Moussa Konaté pour Guineematin.com
Tél :(+224) 621016809
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