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Deux mois après la finale de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), un retournement de situation spectaculaire secoue le football africain. La commission d’appel de la Confédération Africaine de Football a attribué le titre au Maroc, au détriment du Sénégal, sanctionné par une défaite sur tapis vert (3-0). Cette décision fait suite à un recours introduit par la Fédération royale marocaine de football.
Une annonce qui suscite de nombreuses interrogations à travers le continent et au-delà.
Ce mercredi, la rédaction de Guinee360.com a recueilli les réactions de plusieurs journalistes sportifs de CIS Médias, à la sortie de leur émission « On n’est pas forcément d’accord ». Chacun a livré son analyse.
Parmi eux, figure Bobo Barry. Comme beaucoup d’observateurs, il dit avoir été totalement surpris par cette décision. Selon lui, retirer un trophée acquis sur le terrain pour le réattribuer ensuite au pays organisateur reste difficile à comprendre.
Le timing interroge également : deux mois après le sacre du Sénégal, la CAF invoque ses statuts à travers son jury d’appel, alors même que la rencontre a été disputée jusqu’à son terme.
Sur l’aspect disciplinaire, il explique que le jury initial avait sanctionné certaines équipes, mais que les Marocains, insatisfaits, ont fait appel.
Le jury d’appel aurait alors appliqué strictement le règlement, considérant qu’aucune équipe ne doit quitter le terrain sans décision arbitrale.
Concernant la suite, il estime que le Sénégal portera l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport, en se demandant si celui-ci se limitera aux textes ou prendra en compte le fait que le match a été homologué.
Pour Abdoulaye Momo Fofana, cette affaire ternit fortement l’image du football africain. Il souligne que malgré un moment de flottement où certains joueurs sénégalais ont quitté la pelouse, ces derniers sont revenus et le match s’est poursuivi normalement jusqu’à la fin.
Il affirme : « Aujourd’hui, le football africain est la risée du monde. »
Il va plus loin en évoquant un possible favoritisme en faveur du Maroc, évoquant des décisions arbitrales contestées tout au long de la compétition. Selon lui, plusieurs équipes ayant affronté le Maroc ont exprimé leur mécontentement.
Concernant les articles 82 à 84 du règlement, il estime qu’ils ne peuvent s’appliquer que si le Sénégal avait refusé de reprendre le jeu. Dans ce cas précis, il rejette l’idée d’un abandon.
De son côté, Mohamed Diaby, a également rappelé que les décisions disciplinaires privilégient en principe les résultats obtenus sur le terrain. Il juge donc excessif de retirer le titre au Sénégal.
Il explique que des sanctions financières ou sportives auraient été plus appropriées, mais pas une telle décision.
Sur l’interprétation des faits, il insiste sur le fait que seule une partie des joueurs sénégalais a quitté le terrain, et non l’ensemble de l’équipe.
Il pointe également la responsabilité arbitrale, affirmant que l’arbitre n’a pris aucune sanction durant la rencontre, ajoutant même que des consignes auraient été données pour éviter de distribuer des cartons.
Sur le plan de la gouvernance, il estime que cette affaire pourrait avoir des conséquences majeures pour le président de la CAF, Patrice Motsepe, concluant : « Il signe, selon moi, son arrêt à travers ce scandale. »
L’article Retrait du titre au Sénégal : la presse sportive guinéenne dénonce un “scandale” est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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