Négociations syndicat-gouvernement à Conakry: le sort des contractuels non retenus au cœur des débats

il y a 2 heures 13
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Le gouvernement guinéen et l’intersyndicale de l’éducation (FSPE, SLECG, SNE) ont franchi un nouveau cap dans les négociations autour du dossier des enseignants contractuels non retenus. Réunis à huis clos ce mardi 21 avril 2026 au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), les deux parties ont entamé une phase jugée décisive dans la recherche d’un règlement de cette crise qui alimente de fortes tensions depuis plusieurs mois.

Cette rencontre marque le démarrage effectif des travaux de la commission technique tripartite installée la semaine dernière. Pour cette première séance, les discussions ont essentiellement porté sur la définition d’une méthodologie commune destinée à encadrer l’examen du dossier. L’objectif affiché est de parvenir à une liste finale consensuelle, acceptée à la fois par les syndicats et la coordination des enseignants contractuels communaux.

Pour les organisations syndicales, il s’agit surtout de tourner définitivement la page de ce contentieux, avec en toile de fond la volonté de restaurer un climat apaisé au sein du système éducatif.

« Nous avons défini ici la méthodologie de travail qui pourrait nous conduire à l’obtention d’une liste acceptable, non seulement par le syndicat, mais aussi par la coordination des enseignants contractuels communaux. Nous nous sommes accordés sur un certain nombre de modalités qui vont nous permettre, dans un délai très bref, de fournir un travail de qualité. Notre ambition est qu’au sortir de ces travaux, il n’y ait plus de contestations et que l’on n’entende plus parler de contractuels communaux non retenus », a déclaré Mohamed Bangoura, chargé de communication du SLECG.

Bien que les autorités aient accordé un délai de deux mois, éventuellement prorogeable, pour finaliser le processus, l’intersyndicale affiche sa volonté d’aller plus vite. Une accélération motivée, selon elle, par le déficit d’enseignants observé sur le terrain.

« Nous voulons aller vite, mais bien. Notre souhait est de ne pas atteindre ces deux mois. Il s’agit d’en finir avec cette situation pour la satisfaction du syndicat, du gouvernement, mais surtout de ces enseignants », a insisté Mohamed Bangoura.

Malgré l’impatience perceptible chez les enseignants concernés, les négociateurs syndicaux se veulent rassurants. Ils écartent, pour l’heure, toute option de grève et privilégient une approche technique rigoureuse. Les travaux en cours portent notamment sur la vérification des dossiers des candidats ayant déjà franchi les étapes de biométrie et de pratique de classe.

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