Négociations GVT-Intersyndicale: Salifou Camara se retire !

il y a 3 heures 21
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Le secrétaire général exclu de la FSPE a effectivement pris part aux négociations qui ont repris ce vendredi avec le gouvernement, autour du mémorandum de l’intersyndicale de l’éducation (FSPE-SLECG-SNE). Peu après la reprise des discussions sous l’égide du président du conseil national du dialogue social (CNDS), les débats sur la légitimité de Salifou Camara ont été soulevés alors qu’un secrétaire général par intérim représente déjà la structure. Cette situation a conduit à une suspension de séance afin de permettre aux parties d’aplanir leurs divergences. À la reprise, Salifou Camara a décidé de quitter la salle pour éviter, dit-il, un éventuel tohu-bohu pouvant affecter le cours normal des échanges.

Interrogé par la presse à sa sortie, Salifou Camara, accompagné de certains cadres de la FSPE, a réaffirmé qu’il reste et demeure le seul secrétaire général de la fédération syndicale professionnelle de l’éducation légitimement élu par la base. Il a précisé qu’au moment de son élection, aucun de ceux qui ont contribué à ses récents démêlés judiciaires n’était présent. C’est pourquoi il continue de dénoncer son exclusion.

« Le secrétaire général que je suis a subi une injustice à travers une décision de remplacement prise par des gens qui n’étaient même pas dans la salle le jour de mon élection. La base manifeste contre cette injustice depuis longtemps. Nous avons alerté le gouvernement et pris à témoin le président du CNDS », a-t-il déclaré.

Poursuivant, il a précisé qu’il était également venu attirer l’attention du médiateur qui, selon lui doit prendre son bâton de pèlerin pour résoudre cette crise, plutôt que de laisser la base agir de manière incontrôlée: « il faut passer par la médiation. Nous sommes venus prendre part aux négociations, mais aussi exprimer notre cri du cœur », a-t-il indiqué.

Pour le syndicaliste, le mouvement ne peut obtenir gain de cause sans sérieux : « Le syndicat ne peut pas vaincre dans l’illusion, la division ou la démagogie. Il doit être uni. C’est cette division que nous sommes venus signaler à l’intersyndicale, aux enseignants de Guinée et aux médiateurs », a-t-il signalé.

S’agissant de ses motivations, Salifou Camara s’est voulu clair : « Nous ne sommes pas là pour bloquer ce qui pourrait permettre aux enseignants d’obtenir quelque chose. Nous sommes là pour galvaniser la troupe et dénoncer l’injustice qui plane sur nos structures », a précisé le syndicaliste.

Sur son retrait volontaire de la séance, il a précisé en ces termes : « C’est pour éviter le désordre dans la salle. Nous ne voulons pas nuire à l’intérêt des enseignants. Si nous faisions cela, nous cesserions d’être des enseignants », a-t-il martelé.

Enfin, il a affirmé qu’une place lui a été accordée pour les sessions futures et qu’il compte bien y participer. Les négociations ont été suspendues jusqu’à 15 heures GMT.

Alhassane Fofana

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