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La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a été validée. Toutefois, l’ancien président Sénégalais ne bénéficierait pas du soutien officiel de son propre pays, ni de celui de plusieurs autres États africains.
Interrogé ce jeudi 2 avril 2026 par notre rédaction, le journaliste et analyste politique Kabinet Fofana estime que les chances de l’ex-chef d’État d’accéder à ce poste restent très limitées.
« En l’état actuel des dynamiques diplomatiques, les chances de Macky Sall d’accéder au poste de Secrétaire général des Nations unies apparaissent très faibles. D’abord, un élément déterminant réside dans l’absence de consensus africain autour de sa candidature. Traditionnellement, les candidatures à ce poste s’appuient sur un soutien régional solide, qui constitue une base minimale de légitimité. Or, en ce qui le concerne, ni l’Union africaine ni même son propre pays ne semblent avoir formellement porté ou consolidé sa candidature, ce qui fragilise considérablement sa position », a-t-il expliqué.
Selon l’analyste, l’élection au poste de Secrétaire général repose en grande partie sur l’appui du Conseil de sécurité des Nations unies.
« Le mécanisme de désignation du Secrétaire général, fortement encadré par le Conseil de sécurité, impose un niveau de consensus particulièrement élevé entre les grandes puissances. Toute candidature doit non seulement recueillir un large soutien, au moins 9 voix sur les 15 membres, mais également éviter le veto d’un membre permanent. Dans ce contexte, les profils consensuels, perçus comme neutres et fédérateurs à l’échelle internationale, sont généralement privilégiés », a-t-il précisé.
Poursuivant son analyse, Kabinet Fofana évoque d’autres facteurs défavorables à la candidature du Sénégalais.
« Par ailleurs, la dynamique géopolitique actuelle ne semble pas particulièrement favorable à une candidature africaine. Une logique informelle de rotation régionale continue d’influencer les équilibres, et plusieurs signaux laissent penser qu’un candidat issu d’une autre région du monde pourrait être privilégié lors du prochain cycle de désignation, notamment l’Amérique latine. Enfin, au-delà des considérations institutionnelles, toute candidature à ce niveau est également évaluée à l’aune du bilan politique et de la perception internationale du candidat. Dans un environnement aussi concurrentiel, la moindre controverse ou absence de consensus peut constituer un facteur limitant », a-t-il conclu.
Mamadou Mouctar SYLLA
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il y a 3 heures
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