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À moins de deux mois du double scrutin législatif et communal prévu le 24 mai prochain, la Direction générale des élections (DGE) a lancé, ce lundi 9 mars 2026 à Conakry, un atelier de formation de deux jours destiné aux acteurs électoraux, aux informaticiens ainsi qu’aux journalistes.
L’initiative vise à prévenir la désinformation avant, pendant et après les élections, tout en favorisant un climat apaisé et une remontée d’informations sécurisée dans les 33 préfectures du pays.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par la Directrice générale des élections, Djénabou Touré. Selon elle, cette formation a pour objectif de préparer des experts nationaux qui seront ensuite déployés dans les différentes préfectures.
Chaque équipe préfectorale sera composée de quatre profils complémentaires : un expert en questions juridiques, un spécialiste en gestion électorale, un informaticien chargé de la gestion des candidatures et un journaliste formateur appelé à encadrer les médias locaux.

Pour Djénabou Touré, cette initiative va au-delà d’une simple formation technique liée au processus électoral. Elle constitue, selon elle, une nécessité pour prévenir les dérives liées à la mauvaise circulation de l’information :
« Qu’est-ce qu’il faut faire pour éviter que nous soyons dans la désinformation ? La désinformation lors des élections locales passées a causé plus d’une dizaine de morts parce que les gens avaient juste passés de la mauvaise information. Vous vous souvenez du cas de Dinguiraye à Kalinko, toute une famille décimée. Nous voulons prévenir cela. Et pour prévenir, il faut quand même renforcer la capacité de ces acteurs qui, parfois, ne l’ont pas contre nous en tant qu’organes de gestion des élections, mais le font par méconnaissance des textes », a-t-elle déclaré.
L’aspect médiatique de cette formation cible particulièrement les animateurs des radios rurales et les correspondants préfectoraux. Dans le cadre d’élections de proximité comme les communales, ces acteurs constituent en effet les premiers relais d’information auprès des populations.
L’objectif est double : permettre aux participants de mieux maîtriser le cadre légal afin d’expliquer clairement le processus électoral aux citoyens, mais aussi renforcer leur sens de l’éthique et de la responsabilité afin d’éviter la diffusion d’informations susceptibles d’attiser les tensions.
Successivement, les commissions chargées de la gestion des candidatures seront formées à l’utilisation d’outils informatiques, dans le but de garantir plus de transparence et d’efficacité dans le traitement des dossiers avant l’échéance électorale du 24 mai 2026. Tout porte à croire que la DGE est bien partie pour organiser une élections transparente et réussie.
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il y a 1 semaine
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