Le FRONDEG avertit : “La Guinée se dirige vers une crise électorale aux conséquences imprévisibles”

il y a 2 heures 12
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

Le Front démocratique de Guinée (FRONDEG) a réagi aux déclarations de la directrice générale des élections (DGE), consécutives au retrait du parti du processus électoral en cours. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi, Mme Camara Djénabou Touré a vivement critiqué la décision d’Abdoulaye Yéro Baldé, affirmant notamment que des candidats investis par le parti se désolidariseraient de cette position.

« Les candidats du FRONDEG disent : nous avons cotisé pour payer nos cautions, nous restons sur les listes, vous ne nous enlevez pas. Maintenant, on va écrire à la Cour suprême pour demander son avis sur cette question. Tout cela complique les élections, alors qu’on doit les gérer sereinement », a déclaré Djénabou Touré devant la presse.

Dans une déclaration rendue publique, le FRONDEG a dénoncé ces propos, accusant l’organe en charge des élections d’adopter une attitude empreinte de mépris à l’égard des acteurs politiques. « Si la DGE continue de gérer le processus électoral du 31 mai 2026 avec la même arrogance juridique et le même mépris des acteurs politiques, la Guinée se dirige inévitablement vers une crise électorale aux conséquences imprévisibles », a alerté le parti. Il rappelle que « les élections inclusives ne se décrètent pas, elles se construisent dans la confiance, le respect scrupuleux de la loi et le dialogue sincère».

Le FRONDEG appelle par ailleurs la DGE à corriger les irrégularités qu’il dit avoir identifiées et à instaurer un cadre de concertation. « Il n’est pas trop tard pour corriger le tir : la DGE doit reconnaître ses manquements, rectifier les irrégularités procédurales identifiées et ouvrir un espace de concertation véritable avec toutes les parties prenantes. Faute de quoi, l’histoire retiendra qu’une technicienne au service du pouvoir aura, au nom de son expérience, conduit son pays vers une énième impasse démocratique », a-t-il ajouté.

Malgré ces critiques, le parti réaffirme son retrait du processus électoral en cours. « Un parti politique qui s’engage dans un processus électoral dont les règles sont appliquées de façon sélective, dont l’organe arbitre est incapable de respecter ses propres obligations légales, et dont les décisions sont défendues par des arguments juridiquement invalides, ne participe pas à une élection, il se soumet à une mise en scène. La méfiance n’est pas un caprice politique, c’est une réponse rationnelle à des signaux objectifs de partialité ».

Le FRONDEG estime que le rôle de la DGE devrait être de dissiper les doutes, et non de les renforcer. Pour le parti, l’institution électorale doit agir par des actes concrets plutôt que par des communications publiques qu’il juge « condescendantes ».

L’article Le FRONDEG avertit : “La Guinée se dirige vers une crise électorale aux conséquences imprévisibles” est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.

Lire l'article en entier