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À quelques semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la tension s’intensifie entre certains partis politiques et l’administration électorale. Face aux accusations d’irrégularités formulées par le Bloc Libéral (BL) et le FRONDEG, la Direction générale des élections (DGE) a tenu à apporter des clarifications ce jeudi, lors d’un point de presse organisé à Conakry.
Prenant la parole devant les médias, la directrice générale de la DGE, Djenabou Touré, a adopté un ton ferme pour défendre la légalité des décisions prises par son institution. Elle a notamment insisté sur le respect strict des dispositions électorales, en particulier concernant le paiement des cautions.
Paiement des cautions : la DGE inflexible sur le respect des délais
La question du paiement tardif des cautions, à l’origine du rejet de certaines candidatures, reste au cœur des contestations. Sur ce dossier, la patronne de la DGE affirme qu’aucune exception ne peut être accordée.
Évoquant le cas du Bloc Libéral, elle a rappelé que les dépôts de candidatures étaient clôturés depuis le 3 avril à minuit, tandis que le parti a adressé une correspondance le 8 avril pour solliciter une prise en compte malgré un retard de paiement lié, selon lui, à des difficultés financières.
Pour Djenabou Touré, cet argument ne saurait justifier une dérogation à la loi. Elle estime que les partis avaient jusqu’au 9 avril pour régulariser leur situation et que l’absence de caution entraîne automatiquement le rejet de la liste concernée.
Leadership du Bloc Libéral : la DGE remet en cause la position de Faya Millimouno
Au-delà des questions administratives, la directrice générale de la DGE s’est également prononcée sur la crise interne au sein du Bloc Libéral. Elle a contesté la légitimité de Lansana Faya Millimouno à s’exprimer au nom du parti, affirmant qu’il ne serait plus président de cette formation politique à la suite d’un congrès ayant désigné une nouvelle direction.
Selon elle, les textes internes du parti et un procès-verbal en possession de la DGE attesteraient qu’Oumar Sanoh est désormais habilité à conduire le Bloc Libéral.
Accusations d’irrégularités : la DGE rejette toute implication politique
Réagissant aux critiques sur d’éventuelles anomalies dans les dossiers validés, Djenabou Touré a assuré que son institution se limite aux documents reconnus par les autorités compétentes.
Elle a également affirmé que la DGE ne mène aucun combat politique et applique uniquement les textes en vigueur dans l’examen des candidatures.
Le cas FRONDEG renvoyé à la Cour suprême
La situation du FRONDEG a aussi été évoquée lors de cette sortie médiatique. Bien que la coalition ait officiellement annoncé son retrait du processus électoral, certains de ses candidats souhaitent maintenir leurs candidatures, arguant avoir contribué au paiement des cautions.
Face à cette situation jugée complexe, la DGE annonce son intention de saisir la Cour suprême afin d’obtenir un avis juridique sur le maintien ou non de ces listes.
Mise en garde contre les tensions post-électorales
En conclusion, la directrice générale de la DGE a appelé à éviter toute instrumentalisation du processus électoral. Elle a dénoncé une tendance à installer un climat de méfiance avant même la tenue du scrutin et assuré que son institution reste disposée à expliquer chaque décision prise dans le cadre légal.
Pour la DGE, l’objectif demeure l’organisation d’élections transparentes et apaisées, loin des conflits post-électoraux souvent redoutés en Guinée.
Sirani Diabaté
Pour Actu Guinée
L’article Élections du 31 mai 2026 : la DGE répond aux critiques de l’opposition et défend la régularité du processus est apparu en premier sur Actuguinee.org.
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