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Monsieur Ansoumane Damaro Camara, se faisant appeler « Général 5 étoiles », a récemment diffusé un direct sur sa page Facebook pour annoncer la disparition de son fils Mohamed Damaro Camara à Conakry, tout en accusant le Gouvernement guinéen d’enlèvement.
Cette accusation est grave, infondée et manifestement destinée à détourner l’attention de faits beaucoup plus préoccupants. Les informations disponibles montrent que cette affaire ne relève pas d’un acte imputable à l’État, mais d’une opération organisée autour de Monsieur Damaro Camara, avec l’appui de plusieurs de ses relations évoluant dans des milieux connus pour leurs accointances avec des réseaux internationaux de trafic de stupéfiants, de migration clandestine, de faux documents et de trafic d’organes humains.
« Les personnes approchées ou mobilisées par Monsieur Damaro Camara ne sont pas de simples connaissances. Elles appartiennent à des circuits transfrontaliers actifs entre l’Afrique de l’Ouest, l’Amérique du Nord, l’Amérique latine et certains corridors criminels régionaux. Leurs déplacements réguliers, leurs activités opaques, leurs contacts dans les zones portuaires et frontalières, ainsi que leur capacité à organiser des passages clandestins, démontrent l’existence de connexions structurées avec des réseaux illicites ».
En juin 2021, Monsieur Damaro Camara est entré en contact avec un ressortissant uruguayen nommé Juan Cabrera détenteur également de passeport Bissau Guinéen opérant entre New York, Philadelphie, la Guinée-Bissau et le Nigeria.
« Cet individu fréquente des circuits déjà signalés pour des activités liées au transport de marchandises suspectes, aux déplacements irréguliers de personnes et aux réseaux de trafic de stupéfiants. C’est à travers ce contact que Monsieur Damaro Camara a tenté d’organiser la récupération de son fils à Conakry en vue de son transfert hors du territoire guinéen ».
Pour exécuter cette opération, un réseau de ressortissants sierra-léonais basé au port de pêche de Bonfi (commune de Gbessia) a été sollicité.
« Ce choix n’est pas anodin. Les zones portuaires, les embarcadères informels et certains couloirs maritimes sont régulièrement utilisés par des réseaux criminels pour le transit de stupéfiants, de personnes vulnérables et, dans certains cas, pour des pratiques liées au trafic d’organes humains ».
L’implication de ce réseau dans une tentative d’enlèvement d’enfant confirme la gravité du dossier.
En novembre 2025, Monsieur Damaro Camara s’est également rapproché de Monsieur Lucas De Oliveira, présenté comme homme d’affaires Brésilien dans le diamant. Toutefois, les éléments recueillis indiquent que ses activités réelles sont bien plus troubles. Ses déplacements entre la Guinée, la Guinée-Bissau et d’autres pays de la sous-région, ainsi que ses connexions avec des circuits de trafic international de stupéfiants, le placent dans un environnement directement exposé aux trafics transfrontaliers. Monsieur Lucas avait pour mission de récupérer l’enfant avec l’appui d’un proche de Monsieur Damaro Camara à Conakry, à partir de l’école fréquentée par l’enfant.
Cette opération a échoué lorsque Lucas a eu connaissance d’une filature menée par les services de l’Office central anti-drogue. Ce détail est essentiel. Il confirme que les personnes mobilisées autour de Monsieur Damaro Camara évoluent dans des milieux déjà surveillés pour des activités suspectes, notamment en lien avec le trafic de stupéfiants. Des documents de voyage irréguliers avaient déjà été préparés au nom de l’enfant, ce qui démontre une planification avancée de l’opération.
Après ces échecs, Monsieur Damaro Camara s’est tourné vers Monsieur Vakemo Camara, ressortissant libérien très actif entre le Liberia et l’Amérique du Nord. Ce dernier a été mis en contact avec un proche de Monsieur Damaro Camara afin d’organiser le transfert de l’enfant vers Voinjama, au Liberia, avant un éventuel acheminement vers Monrovia. Ce circuit correspond à des routes connues pour les trafics transfrontaliers, notamment le transport clandestin de personnes, le transit de stupéfiants et les activités criminelles organisées.
L’ensemble de ces éléments démontre que la disparition de l’enfant n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans une opération préparée, coordonnée et exécutée avec l’appui de personnes ayant des accointances sérieuses avec des réseaux criminels internationaux. Ces réseaux ne se limitent pas au trafic de stupéfiants. Les informations disponibles font également ressortir des liens préoccupants avec des circuits liés au trafic d’organes humains, particulièrement lorsqu’il s’agit d’enfants déplacés clandestinement, sans consentement parental légal, avec de faux documents et à travers plusieurs frontières.
Dans ce contexte, la sortie médiatique de Monsieur Damaro Camara apparaît comme une manœuvre de diversion. En accusant l’État guinéen, il cherche à brouiller les pistes, à se présenter comme victime et à détourner l’opinion publique de ses propres responsabilités ainsi que de celles de ses complices.
Il revient désormais aux autorités guinéennes, américaines, libériennes, bissau-guinéennes, uruguayennes et aux services internationaux compétents d’ouvrir une enquête judiciaire approfondie. Cette enquête doit établir les connexions entre Monsieur Damaro Camara, ses intermédiaires et les réseaux criminels transnationaux impliqués dans le trafic de stupéfiants, le trafic de personnes, la fabrication de faux documents et le trafic d’organes humains.
La priorité absolue demeure de retrouver l’enfant, de protéger sa mère Bijou et de traduire devant la justice toutes les personnes impliquées dans cette opération. L’opinion publique ne doit pas être trompée par des accusations mensongères contre l’État. Les faits indiquent clairement une opération organisée autour de Monsieur Ansoumane Damaro Camara et de ses réseaux. La justice doit agir avec fermeté afin que la vérité soit établie et que les responsabilités soient situées.
Alpha Oumar THIAM
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il y a 1 heur
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