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En application directe de la Constitution du 26 septembre 2025, le décret présidentiel du 17 avril 2026 charge désormais la communication de la Présidence de promouvoir activement le N’ko, l’Adlam et toutes les langues nationales. Une première institutionnelle.
L’article 5 de la Constitution du 26 septembre 2025 avait posé le principe :
_ »Les langues nationales et le français sont les langues officielles de la République de Guinée. Le français est la langue de travail. L’État assure la promotion de l’enseignement des langues nationales. Il garantit la traduction des lois et actes officiels de la République dans les langues nationales. »_
Sept mois plus tard, le Décret D/2026/0122/PRG/SGG du 17 avril 2026 signé par le Président Mamadi DOUMBOUYA vient concrétiser cet engagement au plus haut niveau de l’État. Le texte, qui réorganise la Direction de la Communication et de l’Information de la Présidence de la République, lui assigne des missions inédites.
Ce que change le décret du 17 avril 2026
Parmi les attributions de la nouvelle Direction, trois points marquent un tournant historique :
1. Vulgariser les messages présidentiels en langues nationales: poular, malinké, soussou, etc., mais aussi en langues étrangères comme l’anglais et l’arabe.
2. Promouvoir l’usage des langues nationales et des langues de transcription africaine : le N’ko et l’Adlam sont expressément cités, aux côtés d’un « etc. » qui inclut les autres systèmes.
3. Développer une communication inclusive : langue des signes, braille, audiodescription.
De la Constitution au décret : une mise en cohérence
Le décret présidentiel apparaît comme le premier texte d’application majeur de l’article 5 de la Constitution. Là où la loi fondamentale fixait l’obligation pour l’État d’assurer la promotion des langues nationales et la traduction des actes officiels, le décret du 17 avril en confie la mise en œuvre opérationnelle à la Présidence elle-même.
Jusqu’ici, les écritures N’ko, créée en 1949 par Solomana Kanté, et Adlam, inventée en 1989 par les frères Barry pour le pular, relevaient surtout d’initiatives communautaires et d’organisations de la société civile. Leur inscription dans les attributions de la communication présidentielle leur confère désormais une portée institutionnelle.
Les prochaines étapes
Pour les défenseurs des langues nationales, dont Nafadji Sory Condé qui a relayé l’information, « c’est une très bonne nouvelle ». Reste à opérationnaliser : recrutement d’experts, formation des agents, intégration des polices N’ko et Adlam dans les outils de la Présidence, et lancement des premières communications officielles multilingues.
Avec ce décret, la Guinée passe du principe constitutionnel à l’acte administratif. Les messages du chef de l’État pourraient bientôt s’afficher, en plus du français, en soussou écrit en latin, en malinké écrit en N’ko, et en poular écrit en Adlam.
Sources : Article 5 de la Constitution du 26 septembre 2025 ; Décret D/2026/0122/PRG/SGG du 17 avril 2026, partagé par Nafadji Sory Condé.
L’article La Guinée officialise les écritures N’ko et Adlam : la Présidence passe à l’acte pour les langues nationales est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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il y a 3 heures
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