Kindia : un différend lié à la rénovation d’une mosquée, porté devant le TPI de Kindia

il y a 3 heures 13
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La ville de Kindia est le théâtre d’une affaire religieuse transportée devant le tribunal de première instance de Kindia, opposant des imams, des notables et plusieurs jeunes du quartier Kenendé, dans la commune urbaine de Kindia à un érudit bien connu de la localité. Les mis en cause ont été entendus par le Tribunal de première instance (TPI) de Kindia, à la suite d’une plainte pour diffamation, introduite par Elhadj Abdoul Wakil Keïta, pour diffamation.

La rénovation de la grande mosquée au cœur du conflit

Le litige trouve son origine dans un vaste projet de rénovation de la grande mosquée du quartier Kenendé, financé par le plaignant.

Si ce projet visait à moderniser l’édifice religieux, il a néanmoins suscité de vives tensions internes, notamment autour de la désignation de l’imam devant diriger la mosquée, à l’issue des travaux.

Au cours de l’audience, il a été indiqué que l’imam principal du quartier, Naby Moussa Soumah, en fonction depuis près de 37 ans, entretiendrait un désaccord ancien avec le donateur. Selon les déclarations d’un des prévenus, cette mésentente aurait nourri des soupçons de volonté de remplacement de l’imam, imputés à Elhadj Abdoul Wakil Keïta.

Des propos attribués au chef de quartier

Devant le tribunal, l’un des prévenus a reconnu avoir apposé sa signature, sur un document jugé diffamatoire, tout en rejetant la responsabilité des propos incriminés : << Nous assumons la signature du document et son contenu, mais les propos rapportés viennent de notre chef de quartier, Fodé Sylla, connu sous le surnom de Lucio. Il aurait affirmé qu’Elhadj Abdoul Wakil Keïta conditionnait la réalisation de projets, tels que le goudron, l’accès à l’eau potable ou la construction d’un centre de santé, au changement de l’imam.

Ces propos ont été consignés avec l’accord des sages du quartier, bien que nous ne partagions pas cette position >>, a-t-il déclaré.

Un incident de procédure à l’audience

Le procureur du tribunal de première instance de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, s’est exprimé en ces termes : << La force doit rester à la loi, quelle que soit la personne. Ces citoyens du quartier Kenende, bien que ce monsieur leur ait offert une mosquée flambant neuve, se sont permis d’écrire à son sujet et de lui imputer des propos diffamatoires. C’est pourquoi ce dernier a porté plainte contre eux, pour diffamation. Nous avons estimé qu’il y avait usage de faux dans le document, ce qui constitue une infraction. C’est pour cela que le procès a eu lieu. Finalement, tout le monde a compris et les accusés ont demandé pardon. C’est pourquoi le parquet n’a pas hésité à accéder à leur demande de mise en liberté provisoire, car ce que nous voulons avant tout, c’est la paix >>, a-t-il expliqué.

Affaire renvoyée au 18 février 2026

À l’issue de l’audience, les prévenus ont été placés en liberté provisoire, dans l’attente de la poursuite de la procédure.

Il convient de préciser que la grande mosquée concernée, située dans le quartier Kenendé, au sein de la commune urbaine de Kindia, doit être inaugurée ce week-end, selon les autorités religieuses locales, sauf changement de dernière minute.

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