Incendie à la forêt classée de Quehwel : cinq jours de lutte acharnée à Mamou, pour contenir les flammes

il y a 2 heures 10
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La forêt de Quehwel, située en périphérie de la ville de Mamou, est en proie à un violent incendie, depuis cinq jours. Le feu, qui s’est déclaré le mardi 17 février, continue de ravager cette réserve forestière, malgré les efforts déployés sur le terrain.

Depuis le début du sinistre, les élèves de l’École Nationale des Agents Techniques des Eaux et Forêts (ENATEF) sont mobilisés pour tenter de contenir les flammes. Armés de moyens rudimentaires – bidons d’eau, machettes et branches – ces futurs agents forestiers mènent une lutte courageuse contre un incendie attisé par des vents violents.

Pour l’heure, l’origine du feu demeure inconnue. Certaines sources locales évoquent l’acte d’un individu mentalement dérangé, sans qu’aucune confirmation officielle ne soit apportée. En attendant les résultats d’éventuelles investigations, le feu continue de progresser, consumant la végétation sur son passage.

La forêt de Quehwel est une forêt périurbaine mise en réserve dès 1917, avant d’être officiellement classée par l’arrêté N°1969 SE du 21 août 1936. S’étendant initialement sur plus de 600 hectares, elle ne couvre aujourd’hui plus que 470 hectares, signe d’une pression croissante sur cet espace naturel.

Grâce à l’élaboration et à l’approbation d’un plan d’aménagement basé sur la cogestion en 1997, l’ENATEF assure la conservation de la superficie restante, jusqu’à nos jours.

À l’instar de nombreuses forêts du pays, Quehwel regorge d’importantes ressources forestières : bois d’œuvre, bois de chauffe, produits à usage culinaire et thérapeutique utilisés localement. Elle abrite également divers écosystèmes servant d’outils pédagogiques pour la formation des agents techniques des eaux et forêts.

Au-delà de sa valeur académique, la forêt joue un rôle crucial dans la protection de la faune et des têtes de sources, notamment celle du fleuve Konkouré, l’un des plus importants cours d’eau du pays.

Face à l’ampleur des dégâts et à la persistance des flammes, des voix s’élèvent pour appeler à une mobilisation accrue des autorités locales et nationales, afin d’apporter un appui logistique et matériel aux équipes déjà engagées.

La disparition progressive de cette réserve forestière constituerait une perte écologique, économique et pédagogique majeure pour la région de Mamou et pour toute la Guinée.

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