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Les conseillers nationaux du CNT, réunis en session plénière le mercredi 26 février 2026, ont examiné et autorisé la ratification de deux importants Accords de financement dont l’Accord de prêt entre la République de Guinée et l’IDA, relatif à la seconde convention de financement additionnel du Projet de riposte d’urgence et d’appui au programme NAFA.
A cet effet, le Président de la Commission plan, affaires financières et contrôle budgétaire a tenu à apporter des précisions sur cette convention.
Ci-dessous les explications de l’Honorable Hamidou Camara :
« Depuis que l’ANIES a commencé, les deux cent cinquante mille qu’on verse ne changent pas. Au même moment, le taux d’inflation augmente, au même moment, le pouvoir d’achat baisse, mais on est dans l’arithmétique pour dire deux cent cinquante mille. Dans ce présent projet soumis à notre appréciation, il y a une évaluation de l’enveloppe de trois millions de dollars. C’est-à-dire, si le projet a besoin de quarante-sept millions, on a surestimé l’enveloppe de trois millions de dollars parce que la monnaie guinéenne s’est dépréciée vis-à-vis du dollar. C’est-à-dire si on n’augmentait pas trois millions de dollars, on n’allait pas avoir le même montant qu’on souhaitait en francs guinéens. Au même moment où on augmente les trois millions de dollars pour avoir cette valeur, au même moment, il n’y a pas eu de calcul pour augmenter le montant que le citoyen doit recevoir. Si vous avez augmenté l’enveloppe pour faire face au risque d’échange, le risque d’échange est synonyme, n’est-ce pas, de perte de pouvoir d’achat. Supposons, monsieur le Président, au lieu de donner deux cent cinquante mille francs, qu’on donnait chaque fin de mois un sac de riz. C’est un exemple que je donne. Et qu’en deux mille vingt-quatre, le sac de riz était vendu à trois cent cinquante mille. Maintenant, en deux mille vingt-six, on trouve le même sac de riz à quatre cent mille. Est-ce que le projet NAFA aurait donné trois cent cinquante mille à la place d’un sac de riz ? Je pense que le projet Nafa se serait arrangé pour ajouter cinquante mille sur les trois cent cinquante mille pour acquérir, pour acheter les, un sac de riz et donner à la population. Donc, s’il n’y a pas de mécanisme d’actualisation du montant, déjà, le montant, il est presque insignifiant. Nous avons questionné la modalité. On estime que c’est neuf, si c’est neuf transferts monétaires, ça fait moins de deux millions cinq cent. Si c’est dix, si c’est, comment dirais-je, vingt, ça vous fait cinq millions. On ne peut pas lutter contre la pauvreté avec cinq millions. Mais même en regroupant, monsieur le Président, les cinq millions pour donner à quelqu’un pendant la saison pluvieuse, ça peut avoir plus d’impact qu’en donnant à la même personne deux cent cinquante mille chaque fin de mois. Ça, c’est le mécanisme. Mais le problème qu’on a, qu’on a évoqué en commission, et je voudrais que madame la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget prête une oreille attentive à cela, que ce montant soit actualisé en fonction du taux de change et en fonction du taux d’inflation. Sinon, nous risquons de donner deux cent cinquante mille pour quelque chose qui ne coûte plus deux cent cinquante mille francs. Chaque fin de mois, chaque fin d’année, dès que le rébasage est fait et que le cadrage macroéconomique sort, parce que dans le cadrage macroéconomique, il y a le taux d’inflation qui est ressorti. Donc, en fonction du taux d’inflation, que ce montant soit actualisé. Au lieu de deux cent cinquante mille, ça peut être deux cent quatre-vingt mille, ça peut être trois cent dix mille, trois cent cinquante mille, trois cent quatre-vingt mille, en fonction du taux d’inflation. Sinon, le mécanisme va exister par le nom, mais il n’aura pas de résultat. C’est cette précision que je voulais apporter, monsieur le Président. »
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il y a 2 heures
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