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Le secteur Dar-es-Salam, situé dans le district de Walia, relevant de la sous-préfecture de Kolenté, se trouve à seulement 35 kilomètres du centre urbain de Kindia.

Malgré cette proximité, cette localité manque de presque tout, notamment d’infrastructures scolaires adéquates. Dans ce secteur, les élèves étudient sous des hangars traditionnels faits de paille. Si les cours s’y déroulent difficilement, la situation devient encore plus critique pendant la saison des pluies.

Notre correspondant basé à Kindia est allé à la rencontre des habitants pour constater les réalités sur le terrain.
Situé sur l’axe Kindia–Télimélé, Dar-es-Salam est confronté à d’énormes difficultés en matière d’éducation. Très nombreux, les enfants suivent les cours sous des hangars de fortune.

« Dar-es-Salam dispose d’une école communautaire qui compte 160 élèves répartis en trois classes, de la 1ère à la 3ème année. Nous rencontrons énormément de difficultés à cause de l’état de l’école. Lorsqu’il pleut, il est impossible d’étudier, car les salles sont couvertes de paille. Les tables-bancs ne sont pas solides. Nous sommes trois enseignants : deux pour le français et un pour le franco-arabe, et nous sommes pris en charge par la communauté. La volonté est là, mais les conditions d’étude restent très précaires. », a expliqué Ousmane Bangoura, enseignant communautaire à l’école primaire franco-arabe de Dar-es-Salam.
Dans les salles de classe, les élèves sont souvent assis à trois ou quatre sur un même banc et travaillent sur de petits tableaux rudimentaires. Interrogé, Sékouba Sylla, élève en 3ème année, a lancé un appel au président de la République, Mamadi Doumbouya.

« Nous souffrons ici, surtout pendant la saison des pluies. En ce moment, nous sommes mouillés à l’intérieur, nos cahiers aussi. Ce sont des hangars sans portes, et parfois des bœufs ou des moutons y entrent. Nettoyer leurs déchets nous cause beaucoup de problèmes. Pendant la saison sèche, le soleil nous frappe à l’intérieur. C’est pourquoi nous demandons au président Mamadi Doumbouya de nous aider à avoir une école moderne. », dit-il.
Du côté des parents, l’inquiétude est également grande. Beaucoup hésitent à envoyer leurs enfants en ville pour poursuivre leurs études, par crainte des conséquences. Chaque année, les habitants se mobilisent pour construire ces hangars à base de paille, de bois et de bambous. Ils cotisent également pour acheter quelques tables-bancs et payer les enseignants. Une situation qu’ils souhaitent voir changer grâce à l’intervention des autorités.

« Nous rencontrons d’énormes difficultés à Dar-es-Salam, mais ce qui nous inquiète le plus, c’est l’avenir de nos enfants. Vous avez vu les hangars que nous avons construits pour leur permettre d’étudier. Il y a une forte population ici, donc beaucoup d’enfants. Ils doivent étudier sous notre surveillance, mais les conditions sont très difficiles. Envoyer son enfant en ville peut entraîner plusieurs problèmes, et certains deviennent même dépendants de mauvaises habitudes, faute d’encadrement. C’est pourquoi nous lançons un appel à toutes les personnes de bonne volonté, ainsi qu’au gouvernement guinéen, pour nous aider à construire une école publique moderne ici à Dar-es-Salam. Nous sommes proches de Kindia, mais voir nos enfants dans ces conditions est vraiment préoccupant », a déclaré Naby Fofana, responsable du secteur.

Face à cette réalité alarmante, le silence n’est plus une option. À Dar-es-Salam, ces enfants ne demandent pas un privilège, mais un droit fondamental : celui d’apprendre dans des conditions dignes et sécurisées.
Aboubacar Dramé, correspondant régional à Kindia
+224 623 08 09 10
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