Dr Faya: « La CRIEF ne doit pas être un instrument entre les mains des politiques ni un outil de vengeance »

il y a 4 heures 26
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Au lendemain de la sortie très musclée de Alphonse Charles Wright, nouveau procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), les réactions se multiplient au sein de la classe politique et de la société civile guinéenne.

Joint ce samedi 11 avril, par la rédaction de Mosaiqueguinee.com, Dr Faya Milimouno, président d’honneur du Bloc Libéral (BL), s’est exprimé sur les attentes placées dans cette institution.

Le président d’honneur du BL a d’abord mis l’accent sur l’indépendance de la CRIEF, qu’il considère comme un pilier essentiel dans la lutte contre l’impunité.

« La CRIEF ne doit pas être un instrument entre les mains des politiques ni un outil de vengeance. Elle doit rétablir la vérité sur l’un des fléaux les plus graves de notre pays qui est le détournement des deniers publics », a-t-il fait remarquer d’entrée.

En ce qui concerne le profil du nouveau procureur, l’acteur politique a tenu à préciser ses qualités personnelles. Pour Dr Millimouno, le magistrat Wright a un parcours marqué par des prises de position courageuses.

« Qu’on l’aime ou pas, Charles Wright est quelqu’un qui fait preuve d’un certain courage. Ce qui manque aujourd’hui dans notre espace judiciaire, c’est justement le courage des magistrats. À force de se laisser influencer, on a fini par dévoyer la justice », a-t-il déclaré.

Dr Faya Millimouno rappelle également que ce jugement ne repose pas uniquement sur l’actualité récente, mais aussi sur les actions passées du magistrat.

« Je ne me base pas seulement sur ce que nous vivons sous le CNRD. Déjà sous le régime du professeur Alpha Condé, lorsqu’il était en poste à Dixinn ou à Dubréka, il a su prendre des décisions courageuses. Cela mérite d’être reconnu », a-t-il rappelé.

Dr Faya Millimouno se montre cependant très critique quant au bilan actuel de la CRIEF, qu’il juge en deçà des attentes.

« On nous a parlé de la CRIEF et l’espoir semblait renaître. Mais jusque-là, cette institution n’a accouché que d’une souris. Il faut dire la vérité », a-t-il regretté.

Toutefois, il dit nourrir un certain espoir avec l’arrivée de Alphonse Charles Wright, notamment à travers les engagements affichés par ce dernier.

« Il promet de n’épargner personne, de ne protéger personne, qu’il s’agisse des dirigeants d’hier, d’aujourd’hui ou de demain. C’est le message que j’ai retenu de sa sortie, et c’est plutôt encourageant », a-t-il indiqué dans cet entretien accordé à Mosaiqueguinee.com

Sam Bantignel

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