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La récente prise de parole du nouveau procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) ainsi que le débat autour de la déclaration de biens des hauts responsables continuent de susciter assez de réactions au sein de la société civile guinéenne.
Joint par Mosaiqueguinee.com, Ibrahima Aminata Diallo, président de la Coalition nationale des associations pour la paix et le développement, appelle à la prudence et à l’observation des actes.
En ce qui concerne les menaces brandies par le procureur spécial, il estime que le discours, bien que porteur d’intentions, mérite d’être accueilli avec réserve.
« Il fallait être beaucoup plus prudent dans un tel discours. Lorsqu’on affiche une vision ambitieuse sans s’assurer que toute son équipe y adhère, on risque de rencontrer des difficultés dans l’atteinte des objectifs », prévient-il.
Pour cet acteur de la société civile, la crédibilité de l’action judiciaire repose aussi sur des principes fondamentaux.
« Il est essentiel de tenir compte du contrat social avec les justiciables, mais surtout de la présomption d’innocence. C’est un principe fondamental qui doit guider toute action judiciaire », insiste-t-il.
Interrogé sur les inquiétudes liées à une éventuelle justice à double vitesse, Ibrahima Aminata Diallo appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives.
« Pour l’instant, le procureur spécial n’a fait que des annonces. Il faut lui accorder le bénéfice du doute et observer ses actions. Nous avons déjà connu des discours qui n’ont pas été suivis d’effets », souligne-t-il.
Concernant l’annonce récente de la déclaration des biens du nouveau procureur spécial, il salue une initiative qu’il juge positive.
« C’est une très bonne chose. Mais cela aurait dû être instauré depuis plusieurs années comme une obligation pour les responsables publics. Si cette démarche peut inspirer d’autres, ce serait un pas important vers la transparence. La question essentielle reste celle de la mise en œuvre et du suivi. Est-ce que les autres responsables vont emboîter le pas ? Et quel sera le mécanisme de contrôle ? », s’interroge-t-il.
Enfin, le président de la Coalition nationale des associations pour la paix et le développement plaide pour une généralisation de cette pratique à tous les niveaux de responsabilité.
« Cela devrait être un véritable système de gouvernance pour prévenir les détournements et l’enrichissement illicite. Ceux qui accèdent à des fonctions publiques doivent comprendre qu’ils sont au service de l’État, et non pour s’enrichir personnellement », conclut-il.
Entre attentes citoyennes et nécessité de résultats concrets, c’est sur le terrain des actes désormais que se jouera la crédibilité de la CRIEF.
Sam Bantignel
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il y a 3 heures
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