TPI de Mafanco : Souleymane, Alimou et Lamarana jugés pour la disparition d’un colis estimé à 3 465 000 FCFA

il y a 2 heures 20
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Le Tribunal de première instance de Mafanco a examiné, ce lundi 13 avril, une affaire d’abus de confiance impliquant trois prévenus : Souleymane Keita, Alimou Bah et Mamadou Lamarana Bah. Ils sont poursuivis à la suite de la disparition d’un colis appartenant à la plaignante, Hadja Ciré Nabé.

À la barre, la plaignante, une commerçante âgée de 46 ans, a expliqué que le colis, expédié depuis Bamako, contenait 65 complets destinés au mariage de sa fille. Le paquet, évalué à 3 465 000 FCFA, devait être acheminé jusqu’à Boké.

Selon son récit, des difficultés liées au paiement du transport et au retrait d’argent ont retardé la livraison. Malgré plusieurs tentatives de coordination avec les intermédiaires, le colis n’est jamais arrivé à destination.

« C’est mon client qui m’a envoyé un colis de Bamako, avec 65 complets c’était pour le mariage de ma fille et moi. Quand le colis est arrivé, j’ai dit au chauffeur que je suis à Boké. Je lui ai dit de m’aider à embarquer pour Boké je vais discuter le prix avec le chauffeur », dit-elle, évoquant des difficultés de transfert d’argent, des communications infructueuses et surtout une absence totale de traçabilité. Elle ajoute : « De 14h à 19h, on appelait sans solution. À un moment, j’ai compris que mon colis avait disparu. Donc je demande qu’on m’aide à retrouver mon colis. »

Face aux accusations, les prévenus ont chacun livré leur version des faits, rejetant la responsabilité de la disparition du colis.

Alimou Bah a expliqué son rôle dans le retrait du colis : « Le chauffeur m’a demandé d’aller embarquer le colis pour Boké. J’ai insisté pour qu’il appelle le propriétaire afin de confirmer. Lorsque je me suis absenté pour aller faire le retrait, j’ai laissé quelqu’un sur place pour surveiller. À mon retour, tout avait disparu », affirmant lui-même avoir été victime d’un manque de vigilance.

De son côté, Souleymane Keïta a décrit un rôle d’intermédiaire : « Le chauffeur, venu de Bamako, m’a sollicité parce que je connais le milieu. Je lui ai conseillé de noter chaque mouvement de colis pour éviter les pertes », ajoutant que la décision de confier le colis à Alimou Bah venait du chauffeur lui-même. Il précise également : « Plus tard, Alimou m’a dit qu’une personne était venue récupérer le colis. Je lui ai demandé de vérifier auprès du propriétaire et de chercher à comprendre », tout en affirmant ne jamais avoir été en possession directe du colis au moment de sa disparition.

Pour sa part, Mamadou Lamarana Bah reconnaît avoir participé à l’acheminement initial : « J’ai reçu le colis à Conakry et j’ai informé la cliente. Comme elle était à Boké, elle m’a demandé de faciliter l’expédition. J’ai confié le colis à des jeunes pour qu’ils le remettent à un chauffeur en partance », explique-t-il, affirmant ignorer la suite des événements. Il ajoute : « Le colis a disparu dans ce processus. Je ne sais pas à quel moment précis. Je demande que toute la lumière soit faite pour qu’on puisse le retrouver. »

Le procureur Kanfory Ibrahima Camara, représentant le ministère public, a estimé que les faits d’abus de confiance étaient suffisamment caractérisés au regard des éléments du dossier et des déclarations des prévenus.

Dans ses réquisitions, il a demandé au tribunal de déclarer les trois prévenus coupables et de les condamner chacun à trois (3) ans d’emprisonnement ferme.

Le ministère public a également requis une sanction pécuniaire, demandant que chacun des prévenus soit condamné au paiement de 30 millions de francs guinéens.

Le président d’audience, Mohamed Lamine Cissé, a clôturé les débats après les réquisitions. L’affaire a été renvoyée au 27 avril 2026 pour le verdict.

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