Charles à Badra: « Même si vous êtes le futur président du groupe parlementaire, si les faits d’infraction sont établis, nous vous poursuivrons jusqu’à votre dernier retranchement »

il y a 1 heur 13
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Lorsqu’il répondait à l’exception soulevée par les avocats de la défense sur la nécessité de suspendre les poursuites contre Badra Aliou Cheickna Koné jusqu’à la proclamation des résultats des élections du 31 mai prochain, conformément aux dispositions de l’article 66 du code électoral, le procureur spécial près la CRIEF s’est montré très clair avec le prévenu.

« Qu’on ne se serve pas d’un parti politique pour tenter d’échapper à sa responsabilité pénale. Qu’on n’utilise pas un parti politique comme une couverture de défense. “Je suis de la GMD”, ça, c’est votre engagement politique que nous respectons. Vous pouvez être de l’UFR (…). Et mieux, même si vous êtes le futur président du groupe parlementaire, si les faits d’infraction sont établis, nous vous poursuivrons jusqu’à votre dernier retranchement. Et aucune immunité n’est opposable à cette juridiction », a asséné Alphonse Charles Wright en fixant l’ancien président de la délégation spéciale de Matam dans les yeux.

Pour l’heure, la chambre de jugement n’a pas encore fini d’identifier les prévenus. Badra Aliou Cheickna Koné est poursuivi au même titre que six autres personnes et trois sociétés pour détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, escroquerie, prise Illégale d’Intérêt, conflit d’intérêt, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.

Le montant incriminée jusqu’ici est estimé à 240 milliards de francs guinéens. L’audience, qui avait été suspendue, est sur le point de reprendre.

Sékou Diatéya

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