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Ils sont 34 boursiers guinéens en formation à l’École nationale des régies financières (École nationale des régies financières (ENAREF)), basée au Burkina Faso. Admis au concours depuis 2024, ils suivent différentes spécialités dans le cadre d’un programme destiné à renforcer les capacités dans le domaine des finances publiques.
Mais aujourd’hui, ces étudiants disent vivre une situation particulièrement difficile, marquée par des contraintes financières et sociales qui affectent directement leur parcours académique.
« Nous sommes les élèves stagiaires admis au concours de l’ENAREF depuis 2024… Nous sommes au nombre de 34 personnes. Mais aujourd’hui, notre vie est vraiment très difficile parce que depuis fin 2025, nous devrions recevoir notre bourse complémentaire, mais nous ne l’avons pas reçue jusqu’à date… Et aujourd’hui, nos compatriotes sont menacés de délogement. Certains n’arrivent plus à réviser faute d’électricité. Nous sommes au bout du gouffre », témoigne un étudiant ayant requis l’anonymat.
Au cœur de leurs difficultés, le non-paiement d’une partie de leur bourse d’entretien accentue davantage leur précarité.
« Normalement, chaque étudiant devrait percevoir environ 3 millions de francs CFA. Ce montant a été divisé en deux tranches. La première a été versée, mais la seconde reste impayée. Nous approchons de la fin de la formation et les difficultés sont énormes : loyers impayés, manque de moyens pour les recherches de mémoire et absence de prise en charge sanitaire », ajoutent plusieurs d’entre eux interrogés par téléphone par notre rédaction.
Les boursiers affirment également ne bénéficier d’aucune couverture médicale et dénoncent des conditions de vie jugées très précaires.
« Lorsqu’un étudiant tombe malade, nous devons nous cotiser pour lui venir en aide. Nous demandons à l’État guinéen de prendre ses responsabilités. On ne peut pas envoyer des cadres en formation à l’étranger et les abandonner », plaident-ils.
À quelques mois de la fin de leur formation, ils lancent un appel pressant aux autorités pour le paiement des arriérés et l’amélioration de leurs conditions de vie, afin de terminer leur cursus dans la dignité.
Version du SNABE
Joint pour recouper l’information, le directeur général du Service national des bourses extérieures (Service national des bourses extérieures (SNABE)), Aboubacar Camara, apporte une autre lecture.
« Nous avons payé septembre-décembre à tout le monde et janvier-avril est déjà dans le circuit financier. Cela sera payé très bientôt.
Il y a des étudiants envoyés par l’État et d’autres partis de leur propre initiative. Nous ne prenons en charge que ceux que nous avons envoyés officiellement. »
Selon lui, certains cas évoqués ne figureraient pas dans la base officielle du service et relèveraient d’autres programmes de bourses.
Christine Finda KAMANO
L’article Bourses impayées et conditions difficiles : 34 boursiers guinéens de l’ENAREF à Ouagadougou interpellent les autorités est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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