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La Guinée a franchi une étape majeure de sa connectivité internationale avec la signature de l’accord de construction et de maintenance (C&MA) du projet MEDUSA AFRICA.

Une infrastructure de nouvelle génération qui vise à renforcer la connectivité internationale du pays et à soutenir durablement sa croissance économique.
Un tournant historique pour la souveraineté numérique
Pour Ahmed Karifa Diawara, Directeur général de la Guinéenne de Large Bande (GUILAB), cette signature dépasse largement le cadre technique : « Ce n’est pas un acte technique de plus (…) C’est pour la République de Guinée une étape refondatrice. C’est l’affirmation devant le monde que notre pays prend en main son destin numérique ».

Rappelant l’arrivée du premier câble sous-marin ACE il y a près de 13 ans, il a souligné les progrès réalisés, mais aussi les limites actuelles : « Notre unique câble sous-marin arrive aujourd’hui à un seuil critique de sollicitation (…) Là où la route est unique, c’est tout un pays qui peut être plongé dans le silence numérique ». Tout en s’engageant : « je vais prendre devant vous, en ce jour solennel, un engagement clair. La GUILAB, en sa qualité de signataire national du contrat de construction et de maintenance, sous l’autorité de M. le ministre de la communication, de l’économie numérique et de l’innovation, mettra toute son expertise, toute sa rigueur et toute sa détermination en faveur de l’atterrissement du prochain câble sous-marin à Guinée. Nous tirerons les leçons de plus d’une décennie de gestion du câble sous-marin ACE. Nous mobiliserons les compétences guinéennes. Nous travaillerons bien main dans la main avec le constructeur, avec l’autorité de régulation, avec les opérateurs et avec l’ensemble de l’écosystème numérique pour que ce câble sous-marin soit un instrument au service de tous ».

Une infrastructure stratégique et résiliente
Le Directeur Général Adjoint de MEDUSA AFRICA, Damien Bertrand a insisté sur la portée internationale du projet : « Nous y voyons plus qu’un contrat, nous y voyons une ambition partagée (…) une étape vers une connectivité numérique africaine renforcée ».
Selon lui, MEDUSA Submarine Cable system, conçu pour relier l’Europe du Sud à l’Afrique du Nord, l’Afrique de l’Ouest et le Moyen-Orient, repose sur trois piliers essentiels : la résilience, grâce à la diversification des routes,
l’accès ouvert, favorisant la concurrence et l’innovation, et le partenariat entre États, institutions et secteur privé.
« Les câbles sous-marins sont invisibles, mais ils sont essentiels. Ils connectent les pays, les sociétés, les personnes en créant des opportunités. Medusa Africa est donc un pont entre les continents et entre les futurs », a-t-il ajouté.
Un projet aligné sur la vision Simandou 2040
Le Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a replacé ce projet dans la stratégie globale de développement du pays.

« En dotant la Guinée d’un second câble sous-marin, nous faisons un choix stratégique (…), sécuriser notre connectivité, renforcer notre résilience et créer les conditions d’une montée en puissance de notre économie numérique ».
Face à une demande en forte croissance (+30 % sur le continent), il a rappelé l’urgence d’agir : « Pouvons-nous soutenir une telle dynamique avec un seul point d’accès au monde ? La réponse est non ».
Le Ministre a également souligné les retombées économiques attendues, notamment en matière de croissance, d’innovation et d’attractivité pour les investisseurs : « Donc, ça crée plus d’opportunités. C’est aussi la capacité pour notre pays, pour notre système financier de fonctionner de manière plus fluide et plus sécurisée, pour nos entrepreneurs de se connecter aux marchés internationaux, et pour notre pays de se positionner comme une destination crédible pour les investissements numériques »
Vers une multiplication des infrastructures numériques
Présidant la cérémonie, le Premier ministre Amadou Oury Bah a appelé à aller encore plus loin.

« Deux câbles, ce n’est pas suffisant. On ne dit jamais deux sans trois. (…) C’est une question de sécurité nationale et une urgence ».
Il a également insisté sur la nécessité d’exploiter pleinement les infrastructures existantes.
« Le backbone, il est bien 4000 km. Mais est-ce qu’on l’utilise conséquemment ? Est-ce que les dispositions sont prises pour que cela puisse être rentabilisé ? Je ne pense pas. D’où la nécessité, monsieur le ministre, de tout mettre en œuvre pour que tous les secteurs de l’administration guinéenne, y compris le secteur privé, commencent les études techniques pour l’utilisation optimale des 4000 km que nous avons déjà envisagé, disons, de déploiement de la fibre optique de manière beaucoup plus large. C’est une question d’urgence nationale », a conclu le Premier ministre.
La cérémonie s’est déroulée en présence des conseillers à la présidence de la République, des ministres de l’Environnement et du Développement Durable, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, et de plusieurs autres invités.

Sadjo Bah
L’article 2e câble sous-marin : la Guinée propulse sa souveraineté numérique avec la signature de l’accord MEDUSA AFRICA est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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