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À l’orée de la saison sèche, période traditionnellement marquée par une recrudescence des cas de méningite en Guinée, les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue. Grave infection des méninges, souvent mortelle ou lourdement invalidante en l’absence d’une prise en charge rapide, la maladie touche principalement les enfants de moins de cinq ans. Qu’est-ce que la méningite ? Comment se transmet-elle ? Quelles régions sont les plus exposées et quels signes doivent alerter ? Docteur Édouard Tolno, médecin généraliste au centre médical communal de Ratoma, apporte un éclairage médical et livre un message de prévention à l’endroit des populations.
Guinee360 : À l’approche de la saison sèche, la méningite revient chaque année en Guinée. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est cette maladie et quels sont ses risques principaux?
Docteur Édouard Tolno : La méningite est une infection grave des méninges, les membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Non traitée rapidement, elle peut être mortelle ou laisser de lourdes séquelles, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. Elle se transmet le plus souvent par contact direct ou par voie aérienne, par exemple lors d’éternuements.
Quels types de méningite rencontre-t-on le plus souvent en Guinée ?
La forme bactérienne est la plus fréquente et la plus dangereuse, causée surtout par le méningocoque et le pneumocoque. Viennent ensuite les méningites virales, courantes chez l’enfant, puis les formes tuberculeuses, parasitaires et médicamenteuses, qui sont plus rares.
Pourquoi observe-t-on une recrudescence pendant la saison sèche ?
La chaleur intense et la promiscuité favorisent la propagation de la maladie. C’est pour cela que la Haute Guinée, avec des températures pouvant atteindre 40 à 42 °C, est particulièrement touchée, notamment les zones de Siguiri et Kankan. La Moyenne Guinée et la Guinée forestière suivent, tandis qu’à Conakry les cas sont moins fréquents.
Quels signes doivent alerter la population?
Une fièvre brutale, souvent supérieure à 40 °C, une raideur du cou, des maux de tête intenses, des vomissements ou encore des convulsions chez l’enfant. Chez le nourrisson, il faut surveiller un bombement de la fontanelle, un refus de téter ou des cris inhabituels. Dès ces premiers symptômes, il est impératif de consulter immédiatement.
Le vaccin est-il accessible à tous ?
Oui, il fait partie du Programme élargi de vaccination, est gratuit et administré dès le neuvième mois de l’enfant. Tout le monde peut s’y faire vacciner dans un centre de santé.
Quelles stratégies le ministère de la Santé met-il en place pour prévenir les épidémies ?
La vaccination de masse reste prioritaire, notamment chez les moins de cinq ans. Le dépistage rapide et la prise en charge immédiate sont essentiels, tout comme le respect des mesures d’hygiène : lavage des mains, port du cache-nez et limitation de la promiscuité.
Quels conseils donneriez-vous aux populations, surtout en milieu rural ?
Face à toute fièvre, surtout chez un jeune enfant, il faut éviter l’automédication et consulter sans délai. La vigilance est la meilleure arme pour prévenir les complications et sauver des vies.
L’article Zones à risque, signes d’alerte et prévention de la méningite : les conseils du Docteur Édouard Tolno est apparu en premier sur Guinee360 - Actualité en Guinée, Politique, Économie, Sport.
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