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Une simple altercation qui vire au drame. Le 19 avril 2024, à Koloma dans la commune de Ratoma, une dispute suivie d’un accrochage physique a coûté la vie à un jeune élève de 22 ans.
Le présumé auteur, Mamadou Aliou Bah, agent commercial de 28 ans, marié et père d’un enfant, a comparu ce jeudi 16 avril devant le tribunal criminel de Dixinn.
Placé sous mandat de dépôt le 22 avril 2024, le prévenu est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, des faits prévus et punis par l’article 243 du Code pénal.
Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, Mamadou Aliou Bah est immédiatement passé aux aveux devant le juge Mohamed Sangaré. Invoquant un excès de colère, il a ainsi imploré le pardon de la famille de la victime.
« Avant tout propos, je demande pardon à la famille de la victime. J’ai commis une erreur, je me suis laissé emporter par la colère. Ce n’était pas mon intention », a-t-il déclaré à la barre.
Revenant sur les circonstances du drame, l’accusé a expliqué que l’incident s’est produit alors qu’il rentrait du travail. Sa mère demandait à un groupe de jeunes de s’éloigner de sa fenêtre. Si la plupart se sont dispersés, un échange verbal tendu a éclaté entre l’accusé et la victime, Mohamed Sylla, au sujet du ton employé envers sa mère.
La dispute a rapidement dégénéré en confrontation physique et Mamadou Aliou Bah reconnaît avoir porté deux coups sur la victime.
« Je lui ai donné deux coups, après quoi il s’est écroulé (…). Nous l’avons évacué à l’hôpital. J’ai eu peur, tout comme ma mère. Ce n’est qu’à 23 heures que mon grand frère m’a appelé pour m’annoncer son décès. Nous avons alors contacté la police qui est venue m’interpeller », a-t-il expliqué.
L’accusé a précisé avoir administré une gifle et un coup sur l’épaule. Pourtant, le rapport médico-légal souligne une réalité plus violente, il révèle que le coup a touché l’organe contrôlant la respiration, provoquant un arrêt cérébral.
Malgré ces conclusions, le prévenu a maintenu qu’il n’avait aucune intention de tuer la victime.
« C’est indépendamment de ma volonté qu’il a trouvé la mort. Je le regrette sincèrement », a-t-il indiqué.
Le juge a ainsi invité le prévenu à la maîtrise de soi.
« Gérez votre cœur, la colère n’arrange personne », a-t-il invité.
En l’absence de la partie civile, qui ne s’est pourtant pas désistée, le tribunal a renvoyé l’affaire au 23 avril prochain. Le juge a ordonné au ministère public d’ordonner la comparution de la partie civile. Cette étape devrait être suivie de l’ouverture des réquisitions et des plaidoiries.
Alhassane Fofana
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il y a 2 heures
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