TPI de Dixinn : Lamarana Bah condamné à 6 mois de prison pour le vol d’une table

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Le Tribunal correctionnel de Dixinn a condamné, ce jeudi 7 mai 2026, Mamadou Lamarana Bah à six mois d’emprisonnement assortis d’une amende de 500 mille francs guinéens pour des faits de vol aggravé portant sur une table. Le prévenu, placé sous mandat de dépôt le 28 avril 2026 dans le cadre d’une procédure de flagrant délit, était poursuivi dans cette affaire où Demba Conté s’est constitué partie civile.

Selon les débats à l’audience, Demba Conté s’est constitué partie civile après que le prévenu, poursuivi par des citoyens en colère, a fait irruption dans sa concession pour tenter de se réfugier.

Après la comparution de l’accusé, le juge a appelé Demba Conté à la barre. Toutefois, la partie civile était absente de la salle d’audience au moment de l’appel de son nom.

À la barre, Mamadou Lamarana Bah est apparu visiblement affaibli. Se présentant comme “un malade fatigué”, il tenait des produits en main et, après quelques minutes d’audience, a demandé l’autorisation de s’asseoir. Le tribunal a accédé à sa requête et il est resté assis jusqu’à la fin des débats.

Poursuivi pour des faits prévus et punis par les articles 373 et 374 du Code pénal, le prévenu a reconnu avoir soustrait une table qu’il considérait comme abandonnée.

Interrogé par le tribunal sur les circonstances des faits, Mamadou Lamarana Bah a expliqué qu’il avait pénétré dans la concession de Demba Conté alors qu’il tentait d’échapper à une foule qui le poursuivait après le vol. “Monsieur le juge ce que j’ai fait c’est une erreur, je vous demande pardon et demandez à Demba de me pardonner”, a déclaré le prévenu devant le tribunal.

Au cours des débats, qui ont duré environ une trentaine de minutes, le ministère public s’est particulièrement intéressé au comportement et au raisonnement du prévenu.

À une question du procureur sur une éventuelle consommation d’alcool ou de stupéfiants, Mamadou Lamarana Bah a répondu : “Non, mais je consomme des médicaments traditionnels mélangés qu’on met dans une bouteille mais c’est sans effet. Ce qui m’est arrivé c’est par erreur”.

Poursuivant son interrogatoire, il a tenté de justifier son acte par sa situation sociale et familiale. “Il y avait une table cassée, abandonnée quelque part au bord de la route que je voulais revendre pour acheter à manger pour mon bébé et sa Maman. J’ai une copine qui a accouché, mais je n’ai pas d’argent pour la dépense”, a-t-il expliqué.

Le procureur lui a ensuite demandé quelle différence il faisait entre un objet abandonné et un objet qui ne l’est pas. “Pour moi, une chose abandonnée c’est ce qu’on ne peut jamais abandonner et aller dormir à la maison. Par exemple, votre téléphone n’est pas abandonné parce qu’il est avec vous. Mais la table qui est là-bas est abandonnée parce qu’elle est seule dehors”, a répondu le prévenu.

Relancé sur le fait de savoir s’il avait cherché à identifier le propriétaire de la table retrouvée au bord de la route, il a admis ne pas avoir effectué de vérifications. “Non, mais à chaque fois que je passe là-bas je ne vois pas le propriétaire. C’est à ce moment que j’ai tenté de la prendre, j’ai été pourchassé par la foule, j’ai été ligoté, vous avez vu les blessures, je me suis réfugié dans le domicile de Demba”.

Le juge lui a alors rappelé la gravité des faits qui lui étaient reprochés. “Tout ce que je vous demande, si vous pouvez me pardonner, pardonnez moi, je n’ai rien a dire”, a répondu Mamadou Lamarana Bah.

Selon le rapport d’enquête préliminaire lu à l’audience par le ministère public, le prévenu a soustrait la table au bord de la route avant d’être interpellé par un vigile ayant crié au voleur. Des citoyens l’auraient ensuite poursuivi, roué de coups puis conduit au commissariat central de Nongo.

L’enquête a conclu que la table appartenait effectivement à un tiers et que Mamadou Lamarana Bah avait tenté de l’emporter sans l’autorisation du propriétaire ni tentative préalable d’identification.

Dans ses réquisitions, le procureur a demandé au tribunal de déclarer le prévenu coupable et de le condamner à six mois d’emprisonnement ainsi qu’au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens.

Après examen du dossier, le tribunal a finalement reconnu Mamadou Lamarana Bah coupable de vol aggravé. Pour la répression, le juge l’a condamné à six mois d’emprisonnement et au paiement d’une amende de 500 mille francs guinéens. Les frais de justice ont également été mis à sa charge.

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