Sabadou Baranama (Kankan) : le cri d’alarme des responsables d’écoles face aux difficultés persistantes

il y a 12 heures 25
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Créée depuis 1941, l’école primaire de Sabadou Baranama 1, première infrastructure éducative de la sous-préfecture, dans la préfecture de Kankan, est aujourd’hui confrontée à de nombreuses difficultés. Entre manque d’enseignants, absence de point d’eau et d’infrastructures adéquates, la qualité de l’enseignement en pâtit, au grand dam des responsables éducatifs qui appellent à l’aide, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Située au cœur du village, l’école primaire de Sabadou Baranama 1 traverse une crise structurelle qui dure depuis plusieurs années. Malgré son statut historique, cet établissement peine à offrir un cadre d’apprentissage adéquat aux élèves.

Selon Mamadou Baldé, directeur de l’école, le manque d’enseignants constitue l’une des principales préoccupations.

Mamadou Baldé, directeur de l’école primaire de Sabadou Baranama 1

« Il y a beaucoup de difficultés, mais je les priorise. Premièrement, j’ai des difficultés au niveau de l’enseignement. J’ai trois groupes pédagogiques qui sont pilotés par des enseignants communautaires. J’aurais voulu, auprès de l’État, qu’à la prochaine ouverture, nous ayons des enseignants titulaires. Cela va beaucoup m’aider, car je suis vraiment confronté à d’énormes problèmes. Moi, en tant que directeur, je suis obligé d’être au four et au moulin pour combler le déficit », explique-t-il.

À ce déficit de personnel s’ajoute un problème sécuritaire majeur. L’école ne dispose pas de clôture, ce qui expose son enceinte à diverses nuisances. « Mon école se trouve dans une insécurité totale. Je l’ai signalé plusieurs fois au directeur préfectoral de l’éducation dans mes rapports, mais jusque-là, nous n’avons pas eu de réponse concrète. L’école n’a pas de clôture murale. Aujourd’hui, elle est transformée en dépotoir d’ordures. Nous sommes en plein centre du village, donc pendant le marché hebdomadaire, les gens viennent y déverser les déchets », déplore Mamadou Baldé.

Les conditions d’hygiène restent également préoccupantes. L’absence de point d’adduction d’eau et l’insuffisance de latrines compliquent davantage le quotidien des élèves et du personnel éducatif. « Nous n’avons pas de point d’adduction d’eau dans l’enceinte de l’école, qui est pourtant la toute première de la sous-préfecture. À cela s’ajoute l’insuffisance de latrines. Je demande aux autorités de prendre à bras-le-corps ces difficultés pour qu’on ait un bon cadre d’étude », plaide le directeur.

La situation n’est guère différente à l’école franco-arabe de Sabadou Baranama centre. Là aussi, les responsables dénoncent un manque criant d’infrastructures et de personnel enseignant. « Nous sommes confrontés à une insuffisance de salles de classe. Nous avons six groupes pédagogiques, de la première à la sixième année, répartis dans seulement trois salles. Le bâtiment qui abrite la direction est éloigné des classes, ce qui m’oblige à faire des va-et-vient permanents », explique Fanta Tiranké Condé, directrice de l’établissement.

Elle souligne également le manque d’enseignants, notamment en français et en arabe, une situation aggravée par la précarité des contractuels.
« Les enseignants contractuels sont entretenus par la communauté, qui parfois n’arrive pas à les payer. Il faut que l’État nous aide à régler ces problèmes », lance-t-elle.

Face à ces nombreuses difficultés, les responsables éducatifs de Sabadou Baranama appellent les autorités à agir rapidement pour améliorer les conditions d’apprentissage et préserver l’avenir des enfants de la localité.

De Kankan, Souleymane Kato Camara pour Guineematin.com

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