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En application de l’article 82 de la Constitution de 2025, le Premier ministre Amadou Oury Bah, nommé en janvier dernier, a présenté ce mercredi 25 mars 2026 la politique générale de son gouvernement.
Entre la construction de nouvelles infrastructures, le développement du capital humain, l’indépendance de la justice et la promotion des droits de l’Homme, Bah Oury a passé en revue l’ensemble des secteurs de la vie sociale et économique du pays.
S’appuyant sur le Programme de développement social Simandou 2040 et son plan quinquennal 2026-2030, le chef du gouvernement a indiqué que cette déclaration de politique générale « ouvre la voie à la consolidation stratégique de la Vᵉ République ». Il a ajouté que le moment est venu « de passer de la mémoire de l’action accomplie à l’organisation rigoureuse de l’avenir ».
« Gouverner, dans la séquence historique qui s’ouvre, c’est ordonner l’action de l’État autour d’une vision, hiérarchiser les priorités, sécuriser les financements, mobiliser les compétences nationales, et garantir qu’à chaque décision corresponde un résultat mesurable. C’est dans cet esprit que le Gouvernement a structuré son action. Notre doctrine est de consolider l’État, élever le capital humain, transformer l’économie, moderniser le territoire, protéger les équilibres macroéconomiques, renforcer la justice sociale, sécuriser la République et projeter la Guinée dans les nouvelles dynamiques régionales et mondiales », a-t-il indiqué.
Évoquant les infrastructures, les transports et les technologies, Bah Oury a affirmé que l’action gouvernementale « s’appuie sur 52 mégaprojets et 10 réformes », pour un volume d’investissements estimé à 100 milliards de dollars. Celle-ci prévoit, a-t-il ajouté, « la réalisation de 2 900 kilomètres d’autoroutes et de 2 500 kilomètres de lignes ferroviaires, afin de structurer durablement le territoire et de soutenir la transformation économique du pays ».
Sur le plan technologique, le Premier ministre a assuré que « les bases sont déjà posées ».
« Plus de 12 000 kilomètres de fibre optique ont été déployés. Le rapatriement du nom de domaine national (.gn), l’exécution des projets par des experts guinéens dont ceux de la diaspora (Télémo, SAFIG), la mise en service du Datacenter national de classe Tier III et le relèvement de la couverture numérique à 95 % d’ici 2040 marquent une étape importante vers la souveraineté numérique », a-t-il ajouté.
Développement du capital, droit de l’Homme et couverture sanitaire universelle
Dans son discours, Bah Oury a reconnu que le véritable moteur d’une nation réside dans la qualité de son capital humain. Convaincu que, sans des ressources humaines formées, en bonne santé, disciplinées et engagées, aucune stratégie de développement « ne peut produire ses effets dans la durée », il a soutenu que la mise en œuvre de l’ensemble des orientations de son gouvernement repose avant tout « sur la valorisation des compétences nationales, le renforcement des capacités de l’administration, l’investissement dans l’éducation, la formation et la recherche, ainsi que sur la promotion d’une éthique de responsabilité et de performance dans la gestion publique ».
« Le Gouvernement fera du capital humain, le socle de la transformation économique et sociale de notre pays, car c’est en élevant les femmes et les hommes de Guinée que nous élèverons durablement la nation elle-même », a-t-il ajouté.
Au sujet des droits de l’homme, Bah Oury a engagé son gouvernement « à garantir les droits et libertés fondamentaux », estimant qu’au-delà de la consolidation des institutions et de la modernisation de l’action publique, la qualité de l’État se mesure également à ce niveau. Selon lui, sous la Vème République, la question des droits de l’Homme « ne saurait être appréhendée comme une simple exigence normative ou déclarative ».
« Le Gouvernement entend inscrire durablement la protection des droits et libertés dans le fonctionnement effectif de l’État, à travers le renforcement des mécanismes nationaux de garantie, l’indépendance des institutions juridictionnelles, la professionnalisation des acteurs de la chaîne judiciaire et la prévention des atteintes aux droits fondamentaux. Cette approche privilégie une logique de responsabilité, de redevabilité et d’équilibre entre l’autorité de l’État et la protection des citoyens », a-t-il indiqué.
Évoquant la couverture sanitaire universelle, Bah Oury a tenté de rassurer, malgré les interpellations des conseillers sur le manque d’équipements dans les hôpitaux. En matière de santé et de bien-être, a-t-il indiqué, « l’action gouvernementale s’appuie sur 7 mégaprojets et 3 réformes, pour un volume d’investissements de 30 milliards de dollars ».
L’ensemble de ces initiatives vise à améliorer durablement l’accès aux soins et à renforcer le système national de santé, a-t-il précisé, soulignant que les acquis « sont déjà tangibles ».
« La couverture vaccinale, a connu un bond de 24 points passant de 43 à 67%. L’Institut National de Cancérologie a été créé. Des hôpitaux, des centres de santé, des chambres froides et des centrales à oxygène ont été construits ou équipés. Des progrès ont été enregistrés dans la protection des enfants, la prise en charge des ménages, l’appareillage des personnes handicapées, la réinsertion des Guinéens de retour de l’étranger et l’accompagnement des femmes en situation de grande vulnérabilité. Dans cette perspective, les actions engagées visent à dépasser la seule logique sanitaire pour intégrer pleinement le bien-être dans sa globalité. Il s’agira de renforcer les infrastructures hospitalières, les centres néonataux et pédiatriques, les dispositifs de prise en charge des fistules, ainsi que l’accès à l’assurance maladie et aux filets sociaux, tout en améliorant les réponses au handicap, la prise en charge des personnes âgées, l’inclusion territoriale et l’équité dans l’accès aux services essentiels », a-t-il ajouté.
MohamedNana & Alhassane FOFANA
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il y a 2 heures
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