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Un atelier de formation réunissant journalistes, blogueurs et influenceurs s’est ouvert ce mardi 24 mars dans un réceptif hôtelier de la place. L’initiative vise à renforcer leurs capacités dans la production de contenus sensibles à la lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants. Un phénomène qui se propage de plus en plus via les réseaux sociaux.

Pendant deux jours, les participants seront outillés pour produire des contenus capables de sensibiliser les populations, notamment les jeunes, face aux risques liés à la migration irrégulière.
À l’ouverture des travaux, la représentante adjointe du bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme en Guinée, Kossiwa Didi Davi, a souligné l’importance de l’implication des acteurs du numérique dans cette lutte, tout en mettant en lumière les dangers que représentent les réseaux criminels.
« Cet atelier est une occasion importante dans notre engagement collectif contre des fléaux, la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, qui touchent à la dignité humaine en Guinée et à travers l’Afrique de l’Ouest. Dans un souci d’une meilleure harmonisation de la lutte contre ces fléaux, tout en plaçant les droits humains au centre des politiques migratoires, l’Office des Nations unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) et le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme (HCDH) mettent en œuvre, depuis 2016, le projet Protection des Migrants (PROMIS). PROMIS qui vise à Renforcer les capacités des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre à élaborer une réponse fondée sur les droits de l’homme face au trafic illicite des migrants et à la traite des personnes et à réagir efficacement aux violations des droits de l’homme liées à la migration irrégulière.
La Guinée, à l’instar de nombreux pays de la sous-région, est confrontée à une réalité douloureuse : des milliers de jeunes hommes et femmes, en quête d’une vie meilleure, sont parfois attirés par des promesses illusoires, quittent leur foyer et tombent le plus souvent entre les mains de réseaux criminels organisés. Certains sont exploités dans des conditions proches de l’esclavage moderne, d’autres périssent dans le désert du Sahara ou se noient en Méditerranée. Ces migrations irrégulières ne sont pas simplement un phénomène économique ou social; elles constituent de graves violations des droits humains.
Le HCDH et l’ONUDC, en vertu de leurs mandats, sont pleinement engagés aux côtés de la Guinée pour lutter contre ces phénomènes et formes d’exploitation qui en découlent, en mettant les droits de l’homme au cœur de toutes les réponses apportées.
Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater, nous vivons à l’ère du numérique. Les réseaux sociaux (Facebook, TikTok, WhatsApp, Instagram et bien d’autres) sont devenus les places publiques de notre temps. Des millions de Guinéens, notamment les jeunes, s’y informent, s’y divertissent et y forgent leurs aspirations. Mais ces mêmes plateformes sont aussi, hélas, des espaces où les trafiquants recrutent leurs victimes, où des promesses mensongères de visas, d’emplois ou d’études à l’étranger circulent librement.
C’est pourquoi nous devons être lucides: si les réseaux sociaux peuvent servir d’outil de recrutement aux réseaux criminels, ils peuvent tout autant devenir une arme puissante de prévention, de sensibilisation et de protection.
Et c’est précisément là qu’intervient votre rôle en tant qu’influenceurs (créateurs de contenus), journaliste de la presse en ligne et bloggeurs.
Mesdames et Messieurs votre participation à ces deux jours de formation témoigne d’une conviction partagée : que le changement social passe par la communication, et que vous en êtes des vecteurs essentiels. Vous touchez chaque jour des dizaines, des centaines de milliers de personnes. Vos mots, vos images, vos vidéos façonnent des représentations, influencent des décisions et modèlent des comportements. Cet atelier vous offre l’opportunité de transformer votre influence en responsabilité. Vous serez formés à créer des contenus qui informent sur les risques de la migration irrégulière, qui dénoncent les mensonges des passeurs, qui mettent en lumière les témoignages de survivants, et qui orientent les populations vers des ressources d’aide et de protection. Ce faisant, vous rejoignez une chaîne humaine de solidarité qui peut sauver des vies. »
Elle a par ailleurs salué les efforts engagés par les autorités guinéennes et réaffirmé l’engagement des partenaires à accompagner le pays dans la protection des migrants et des victimes de traite.

De son côté, le secrétaire général du ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité, Roger Klonon Yassy, a insisté sur la nécessité d’une approche concertée pour lutter efficacement contre ces phénomènes.
« Je voudrais, à l’entame de mon propos, exprimer notre profonde gratitude au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, à l’Office des Nations unies contre la Drogue et le Crime ainsi qu’au Royaume des Pays-Bas, pour leur engagement constant aux côtés de la Guinée dans la lutte contre ces fléaux, la traite des personnes et trafic illicite des migrants, qui portent gravement atteinte à la dignité humaine.
La traite des personnes et le trafic illicite des migrants constituent aujourd’hui des défis majeurs en matière de gouvernance, de sécurité et de respect des droits humains…
Le Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité réaffirme son engagement à renforcer la prévention, la protection et la prise en charge des victimes de la traite.
Nous restons convaincus que seule une approche inclusive, impliquant les institutions, les partenaires techniques, la société civile et les acteurs du numérique, permettra d’apporter des réponses durables à ces défis.
C’est pour cela, nous saluons la mise en œuvre du projet PROMIS V, qui contribue au renforcement des capacités nationales et à la promotion d’une approche fondée sur les droits humains dans la gestion des migrations.
Avant de conclure, je voudrais vous inviter à tirer pleinement profit de cette formation, à partager vos expériences, et à bâtir des collaborations durables entre vous et avec les institutions nationales et organisations (Police, Gendarmerie, et Société Civile) qui passeront tour à tour vous présenter leur travail en matière de lutte contre la traite. »
Cet atelier qui a débuté ce 24 mars prendra fin le 25 mars. Selon le Secrétaire Général, le Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité réaffirme son engagement à renforcer la prévention, la protection et la prise en charge des victimes de la traite.
Christine Finda Kamano
L’article Lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants : journalistes et influenceurs formés pour contrer les réseaux sur les médias sociaux est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
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