Retrait du FRONDEG : « cette décision vient-elle réellement de Yero Baldé ? » (Abdoulaye Kourouma)

il y a 2 heures 11
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Dans un contexte politique marqué par les recompositions et les débats autour de la participation aux échéances électorales du 31 mai en Guinée, Abdoulaye Kourouma, président du RRD et ancien député à l’Assemblée nationale, s’est exprimé sur le retrait du FRONDEG du processus électoral en cours.

D’entrée, Abdoulaye Kourouma rappelle un principe fondamental en démocratie.

« Pour un parti politique, participer à une élection est un droit. Ne pas y participer en est également un », a-t-il souligné.

Toutefois, il s’interroge sur l’origine de cette décision de retrait du FRONDEG.

« La question qu’il faut se poser est la suivante : cette décision vient-elle réellement de mon grand frère Yero Baldé ? Ne lui a-t-on pas imposé cette décision ? », s’interroge-t-il, évoquant le rôle possible de l’entourage, des conseillers ou des partenaires politiques.

L’ancien parlementaire dit ne pas comprendre qu’une telle orientation puisse être adoptée par Yero Balde et son parti le FRONDEG.

Il soulève cependant une autre interrogation majeure.

« Est-ce que les autres membres de son parti sont prêts à abandonner leur candidature ? Dans de nombreux cas, selon mes informations, ce sont les candidats eux-mêmes qui ont financé leur caution. Ils ont donc pleinement le droit de décider de maintenir leur candidature », a indiqué Abdoulaye Kourouma

Selon lui, la situation actuelle limite la capacité d’influence du leader politique sur certains candidats déjà engagés dans le processus électoral.

« Il ne peut pas influencer la candidature des conseillers communaux déjà engagés, ni celle des candidats uninominaux validés. Cette fois-ci, ce n’est pas le parti qui est validé comme candidat, mais la personne physique. Chaque individu peut donc contester cette décision », affirme-t-il.

Pour Abdoulaye Kourouma, « les partis politiques constituent un cadre de récompense pour les militants et les cadres. Ces périodes électorales représentent des opportunités concrètes pour accéder à des fonctions électives. Il faut laisser la chance aux autres de bénéficier du fruit de leur engagement politique », dit-il.

Enfin, l’ancien député met en garde contre les conséquences d’un retrait collectif.

« Pour ma part, je déconseille à mon frère Yero Baldé la politique de la chaise vide », déclare-t-il.

Sam Bantignel

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