Projet de Parc urbain de Conakry : l’affaire au cœur des débats à la CRIEF entre Rio Tinto et Vidéri

il y a 3 heures 19
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L’affaire opposant la Société Videri Entreprise SARL à Samuel Gahigi, ancien représentant du Groupe Rio Tinto en Guinée, Sarah Bougriane, directrice de Graphem Guinée SARL, Rio Tinto Guinée SA, Graphem Guinée SARL de nouveau évoquée  devant la Chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières(CRIEF). Ce feuilleton judiciaire en cours depuis juin 2024, continue d’agiter l’espace public. A l’origine du litige, la construction du Parc urbain de Conakry.

La Société Videri Entreprise SARL poursuit ces figures et entreprises du secteur économique guinéen pour des faits présumés d’atteinte à la liberté d’accès et l’égalité des candidats dans les marchés publics, corruption dans le secteur public, usurpation de titres et fonctions, association de malfaiteurs et complicité. Cette entreprise leur réclame 47,34 milliards de francs guinéens.

A la barre, Samuel Gahigi a totalement rejeté les faits mis à sa charge. Répondant aux questions de l’avocat de la partie civile, l’ancien patron de Rio Tinto a nié toute implication dans des affaires de corruption ou de favoritisme. Il affirme n’avoir participé à aucune manœuvre illégale dans l’exercice de ses fonctions.

Ce que conteste l’avocat de la partie civile, qui soutient que les conditions dans lesquelles le contrat SIMF-1639, relatif à la réalisation du parc urbain de Conakry violent le Code des marchés publics. Maître Alpha Yaya Dramé souligne que la mission à confier relevait d’une maîtrise d’œuvre architecturale complète, comprenant la réalisation d’études, de plans de conception et de documents techniques essentiels à la construction avant de remettre en cause la qualité professionnelle de Sarah Bougriane, la directrice de Graphem Guinée SARL absente à l’audience. En plus de contester son statut d’architecte, l’avocat révèle qu’elle n’est pas enrôlée à l’ordre des architectes de Guinée.

La partie civile a par ailleurs soutenu que VIDERI Entreprises aurait servi de paravent pour couvrir les irrégularités initiales. Selon elle, l’entreprise aurait été contrainte d’engager d’importants investissements, notamment l’achat d’équipements lourds qui sont restés inutilisés faute de plans d’exploitation. « On lui a demandé de financer et d’avancer, puis on l’a accusé de retard, alors que le projet était techniquement inexécutable », a dénoncé Maître Dramé.

Face à la mission confiée à Graphem Guinée SARL, le marché aurait finalement été attribué à une autre entreprise appelée ‘’GPS’’ non admise lors de la phase initiale de sélection selon la partie civile.

C’est dans ce contexte que l’affaire a été renvoyée au 18 février 2026 pour la suite des débats.

Lébêré Baldé

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