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À la suite de leur confrère de la partie civile et du parquet spécial, les avocats de la défense du Dr Mohamed Diané ont présenté leurs plaidoiries cet après-midi devant la chambre des appels de la CRIEF.
Me Almamy Samory Traoré, Me Sidiki Bérété et Me Sékou Kondiano se sont relayés à la barre durant plusieurs heures. Tous ont plaidé pour la relaxe de l’ancien ministre de la Défense sous Alpha Condé.
Ils ont sollicité que la Cour déclare les trois infractions mises à la charge de leur client non constituées. Ils ont également dénoncé la manière dont Dr Diané a été interpellé par la gendarmerie et gardé à vue de façon perlée au début de la procédure.
Les conseils ont rappelé qu’il existe une différence abyssale entre le patrimoine réel du prévenu et les nombreux biens qui lui ont été attribués dans le dossier.
Ils regrettent également l’absence de tout rapport financier dans le dossier. Selon eux, la charge de la preuve incombe au parquet spécial. Cependant, ont-ils fait remarquer, aucun élément de preuve n’a été apporté par celui-ci.
Autre manquement soulevé par Me Almamy Samory Traoré, Me Sidiki Bérété et Me Sékou Kondiano : le fait que le parquet spécial n’ait pas usé de ses prérogatives pour faire comparaître l’intendant général.
En dernier mot pour sa propre défense, le prévenu a de nouveau clamé son innocence avant d’affirmer qu’il s’en remet à la sagesse de la Cour.
Au terme des débats, le juge Daye Mara a mis l’affaire en délibéré pour une décision attendue le 16 avril 2026.
Devant la chambre de jugement en première instance, Dr Mohamed Diané avait écopé de cinq ans de prison et d’une amende de cinq milliards de francs guinéens le 18 décembre 2024.
Sur l’action civile, il a été condamné à payer 500 milliards de francs guinéens à l’État guinéen à titre de dommages et intérêts. La Cour avait également ordonné la confiscation de l’essentiel de ses biens.
Sékou Diatéya
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il y a 2 heures
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