Procès du 28 septembre 2029 : témoignage du fils d’une victime, abattue au stade

il y a 2 heures 12
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Les auditions des parties civiles ont repris ce lundi 16 février devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé.

Ce second volet du dossier concerne les poursuites engagées contre le colonel Bienvenu Lamah, accusé de complicité d’assassinat, meurtre, viol, et association de malfaiteurs. C’est Oumar Bah qui a ouvert le bal des dépositions.

Aîné d’une fratrie de neuf enfants, Oumar Bah s’est présenté à la barre pour témoigner des circonstances du décès de son père, Amadou Bah, militant de l’UFDG, dans la matinée du lundi 28 septembre 2009.

« Ce matin-là, toute la famille a lu le Saint Coran avant de prendre le petit-déjeuner ensemble. Mon père a annoncé qu’il se rendait au stade. Malgré l’opposition de ma mère, il est parti en affirmant que la manifestation serait pacifique », a relaté le témoin.

L’inquiétude s’est installée dès 14 heures, suite aux premières rumeurs de tueries. Après une journée de recherches infructueuses et des appels restés sans réponse, c’est finalement le vendredi suivant, lors de la restitution des corps à la mosquée Fayçal, que la famille a identifié la dépouille.

Selon Oumar Bah, le défunt a été inhumé au cimetière de Hamdallaye. Il a insisté sur l’existence de preuves tangibles corroborant la thèse d’une exécution, notamment le rapport médico-légal, la trajectoire du tir et l’identification de la victime par le médecin légiste.

« Nous ne connaissons pas qui l’a tué, mais, ça s’est passé au stade du 28 septembre. C’est écrit sur l’autopsie qu’on a tiré sur lui. Pr Hassan Bah avait même dit son nom lors de la première phase du procès du 28 septembre », a-t-il indiqué.

Bien qu’il ne soit pas capable de designer un coupable, Oumar Bah a indiqué qu’il revenait au tribunal de trancher.

« Je ne peux pas désigner un coupable précis, c’est au tribunal de trancher. Mais je sais qu’il a été tué au stade, sans aucune arme sur lui, vêtu d’un simple boubou », a-t-il précisé.

À l’issue de cette déposition, le tribunal a ordonné une suspension de l’audience pour permettre aux avocats de la défense d’examiner le rapport médico-légal et les photos versés au dossier par la partie civile. Les auditions reprendront plus tard avec le témoignage d’une autre victime.

Alhassane Fofana

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