N’Zérékoré : un braquage révèle l’existence d’un réseau criminel bien structuré

il y a 3 heures 17
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

La récente agression visant un commerçant à N’Zérékoré dépasse le simple fait divers. Elle révèle une insécurité persistante, de plus en plus organisée, dans cette ville de la Guinée forestière où les attaques à main armée se multiplient.

Le 25 mars 2026, Adama Diakité, vendeur de cola, a été violemment pris pour cible alors qu’il regagnait son domicile au quartier Horoya 1. Suivi depuis le centre-ville par des individus à moto, il a été attaqué à bout portant, puis dépouillé d’environ 10 millions de francs guinéens. Touché par balle à l’épaule, il a été admis à l’hôpital.

Au-delà de la violence de l’acte, c’est surtout le mode opératoire qui interpelle : filature, coordination en groupe, usage d’armes à feu et fuite planifiée. Autant d’indices qui suggèrent l’existence d’un réseau criminel structuré, bien loin d’une délinquance opportuniste.

L’intervention rapide de riverains, relayée par la Brigade anticriminalité (BAC n°22), a permis l’arrestation d’un premier suspect sur les lieux. Trouvé en possession d’une arme et de munitions, il a reconnu plusieurs faits, dont une tentative d’assassinat et la détention illégale d’armes de guerre. L’exploitation de son téléphone a conduit à l’interpellation d’un second individu, appréhendé après une tentative de fuite.

Pour le procureur Mohamed Bangoura, cette affaire pourrait n’être que la partie émergée d’un phénomène plus vaste. Les premiers éléments de l’enquête font état d’un réseau actif, dont plusieurs membres seraient encore en cavale. Les forces de sécurité, appuyées par la gendarmerie et le parquet, assurent être pleinement mobilisées pour démanteler cette organisation.

Dans ce contexte, les autorités appellent à une collaboration étroite avec les citoyens, tout en mettant en garde contre toute forme de justice populaire susceptible de compromettre le bon déroulement des enquêtes.

Lire l'article en entier