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Le groupement Bhantal Madina-Guilédji est l’un des deux groupements d’intérêt économique (GIE) formés en 2016. Il comprend 22 membres, dont 19 femmes, et évolue à Guilédji, un secteur relevant du district de Madina-Guilédji dans la commune rurale de Koumbia, préfecture de Gaoual. Il est appuyé par le projet PRONAD (entendez : « Protéger la nature est mon devoir »). Rencontré par un journaliste de Guineematin.com, Samba Conté, membre de ce groupement, revient sur les acquis et les perspectives de ce GIE.
Samba Conté, membre du groupement maraicher Mbantal« Notre groupement regroupe 19 femmes et 3 hommes. Nous avons été formellement agréés et nous sommes membres de l’Union maraîchère Koliba, dirigée par Mama Satan Mané, elle-même affiliée à la Fédération des paysans du Fouta Djallon. Nous avons choisi de faire un potager pour subvenir à nos besoins. Dans le potager, il y a plusieurs légumes et condiments, parmi lesquels la patate, les aubergines, le piment, le gombo, la tomate et le chou », a fait savoir Samba Conté, désigné par ailleurs comme conseiller du groupement.
Visiblement heureux d’une telle initiative, il souligne que les avantages liés au potager sont nombreux et très bénéfiques pour les membres.
« Grâce à notre potager, nous arrivons à trouver à manger pour nos familles, nous envoyons les enfants à l’école et certains ont même réussi à construire des maisons grâce à cela », reconnaît le conseiller de Bhantal Madina-Guilédji.
Si, dans le passé, il y avait des problèmes de sécurisation des potagers, le groupement a fini par bénéficier d’appuis en grillage et d’autres outillages.
« Depuis que nous avons commencé le potager, nous étions confrontés au problème de clôture. Ce sont les femmes qui se débrouillaient pour clôturer le potager. Certaines partaient couper du bois et d’autres payaient des gens pour le faire. Mais très souvent, ces clôtures en bois sont défoncées par les animaux qui causent des dégâts sur nos cultures. Le plus souvent, c’est pendant la période de maturité qu’ils le font. À chaque fois, nous avons saisi l’Union Koliba pour solliciter une aide. Finalement, en 2024, des partenaires sont passés chez nous et ont constaté la destruction de notre clôture par des bœufs. Ils nous ont promis de nous venir en aide. En 2025, ils sont revenus nous offrir deux clôtures grillagées, une par groupement. C’est grâce au projet PRONAD (ndlr : Protéger la nature est mon devoir) », a expliqué le conseiller du groupement Bhantal.
Mais ce n’est pas tout. Le PRONAD a fourni, en plus des clôtures grillagées, 100 pieds de manguiers par groupement pour la protection de l’environnement.
« PRONAD nous soutient également dans la protection de l’environnement. Ils ont donné 100 manguiers par groupement que nous avons reboisés autour du cours d’eau de Koodiwol. Après vérification, nous avons enregistré un taux de réussite de 75 % des plants, contrairement aux années précédentes. À Sakhoya, par exemple (le deuxième groupement), le potager est doté d’une cuve et de panneaux solaires pour faciliter le pompage (ndlr : le montage est en cours). Chez nous, ils nous ont aidés à creuser des puits pour l’arrosage. Dieu merci, tout se passe bien. Notre potager couvre deux hectares, contre un peu plus d’un hectare pour le groupement de Sakhoya. Ils nous ont conseillés d’éloigner les fours à briques cuites du lit du cours d’eau. Ils nous ont expliqué les dégâts liés à la fabrication des briques cuites. Ces fours aggravent la destruction de l’environnement et entraînent l’assèchement et l’ensablement du cours d’eau », a indiqué Samba Conté, visiblement satisfait du niveau de réussite de ces potagers.
Pour améliorer les rendements et accentuer la lutte pour la protection de l’environnement, ces groupements sollicitent d’autres appuis.
« Pour nous permettre d’attirer d’autres personnes et d’accroître nos rendements, nous sollicitons des semences améliorées et des outils de travail. Aussi, pour freiner la dégradation de l’environnement, nous avons besoin de formations pour mieux sensibiliser les populations. Je rappelle que, grâce à notre affiliation à la Fédération des paysans du Fouta Djallon, nous bénéficions de cours d’alphabétisation. Moi-même, je suis l’un des formateurs du groupe. De nos jours, plusieurs de nos membres savent composer un numéro de téléphone, faire de petits calculs et même lire et écrire leurs noms. C’est quelque chose de très bénéfique pour nous », reconnaît le conseiller du groupement Bhantal Madina-Guilédji.
Le projet « Protéger la nature est mon devoir » (intitulé en poular « Hiwen Burure Nden No Farli En » ou PRONAD) est une initiative citoyenne et éducative.
Il vise à responsabiliser les individus, notamment les jeunes, sur la préservation de l’environnement, la gestion des ressources et la lutte contre le changement climatique à travers des actions concrètes. Il est porté par la Fédération des paysans du Fouta Djallon et appuyé par l’ONG Terre des hommes, à travers l’Agence française de développement.
Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél. : 628 08 98 45
The post Lutte contre la pauvreté à Koumbia : à la rencontre du groupement Bhantal de Madina-Guilédji first appeared on Guineematin.com.
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