Libération de Thomas Touaro et Cie dans le 2è volet du procès du 28 sept 2009: «nous estimons que la décision qui a été rendue n’est pas une décision fondée au regard de la loi» (partie civile)

il y a 1 heur 17
PLACEZ VOS PRODUITS ICI

CONTACTEZ [email protected]

À la suite de la libération de Georges Oulemou, Thomas Touaro, Jean Louis Kpoghomou et autres, par le tribunal criminel de Dixinn, en première instance, délocalisée dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry, dans le procès des événements du 28 septembre 2009, la partie civile constituée dans cette affaire n’entend pas baisser les bras
Dès l’annonce de la décision par le président du tribunal Aboubacar Thiam, Me David Sâ Dissi Millimono a lors d’une interview accordée à la presse laissé entendre que la partie civile va relever de la décision,  tout en rappelant que la bataille ne fait que commencer.
Visiblement meurtri, cet avocat à la cour a exprimé son désarroi. «Nous avons le sentiment que le tribunal n’a pas observé l’équilibre entre les parties, parce qu’il n’a pas discuté les moyens exposés par les parties civiles. Le tribunal s’est contenté de dire que la partie civile aurait dit qu’elle fait siens les moyens qui ont été présentés par le parquet. Cela n’a jamais été fait, nous n’avons jamais dit que nous faisons mien ce qu’a dit le parquet. Nous avons nos propres moyens de défense que nous avons présentés. Ces moyens-là ont leur propre structure, ont leur propre contenu, nous avons notre propre argumentation», explique cet avocat.
Selon Me David David s’Sâ Dissi Millimono , dire que la partie civile a demandé au tribunal de suivre les moyens qui ont été présentés par le parquet ne reflète pas la réalité. «Nous avons conclu, on a présenté nos moyens dans nos conclusions. Nous avons présenté nos moyens dans les plaidoiries orales. Ce n’est pas identique. On ne dit pas que les moyens qui ont été présentés par le parquet on ne les a pas soutenus, on les a soutenus bien sûr, mais nous avons présenté nos propres moyens. Le tribunal avait l’obligation de discuter les moyens présentés par la partie civile, mais en refusant de discuter des moyens qui ont été présentés par la partie civile, le tribunal a manqué son obligation d’observer la neutralité entre les parties».
Par ailleurs, cet avocat de la partie civile de revenir sur certains aspects ayant fait l’objet de débats, notamment le cas du pourvoi qui avait été déclaré irrecevable. «Nous avons par exemple évoqué le fait que le pourvoi déclaré irrecevable par la Cour suprême, c’est un pourvoi exercé contre un arrêt rendu en 2022 et que cet arrêt n’existe pas dans ce dossier, on a évoqué cela. Le tribunal n’a pas discuté de ces moyens. Nous avons aussi évoqué le fait que toutes les parties ont fait un pourvoi en cassation comme cet arrêt rendu par la deuxième chambre et que le pourvoi a un effet suspensif. Tout cela n’a pas été discuté par le tribunal»,
Pour finir, Me David Sâ Dissi Millimono dira ceci:  «Nous estimons que la décision qui a été rendue n’est pas une décision fondée au regard de la loi, c’est pourquoi nous allons exercer un appel contre cet arrêt là et nous disons que la bataille ne fait que commencer».
Mamadou Yaya Barry 

L’article Libération de Thomas Touaro et Cie dans le 2è volet du procès du 28 sept 2009: «nous estimons que la décision qui a été rendue n’est pas une décision fondée au regard de la loi» (partie civile) est apparu en premier sur Mediaguinee.com.

Lire l'article en entier