Labé : construire sans permis, un risque désormais traqué par l’urbanisme

il y a 2 heures 11
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Alors que de nombreux propriétaires à Labé négligent encore les autorisations administratives, l’Inspection régionale de l’Urbanisme durcit le ton. Entre contrôles de chantiers et lutte contre l’insécurité immobilière, les autorités rappellent qu’un permis n’est pas une simple taxe, mais un bouclier pour l’investissement. C’est ce qu’a appris votre quotidien électronique Guinéenews.

Dans la cité de Karamoko Alpha mo Labé, acquérir une parcelle est une chose, mais y bâtir en toute légalité en est une autre. Si les titres fonciers et plans de masse sont entrés dans les mœurs, le permis d’exploitation reste le parent pauvre de l’immobilier local. Un constat que l’Inspection régionale de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire ne compte plus laisser passer.

Pour Julien Kalil Bah, inspecteur régional adjoint de l’habitat, la règle est pourtant simple : aucune brique ne doit être posée, ni aucun mur abattu, sans le précieux sésame. « Le permis est obligatoire pour tout le monde », martèle-t-il, précisant que la procédure inclut une étude technique conjointe du plan et une descente sur le terrain pour établir les procès-verbaux d’implantation.

Face au manque criard de personnel, l’administration a dû s’adapter pour ne pas laisser l’anarchie urbaine s’installer. Depuis le début de l’année 2026, une dynamique nouvelle est enclenchée. Des commissions sont déployées dans les quartiers. « Elles sillonnent la ville pour recenser les chantiers et orienter les propriétaires sans papiers vers les services compétents. L’objectif est de veiller au respect des cahiers des charges, évitant ainsi que des bâtiments, même étatiques, ne sortent de terre sans contrôle technique » précise Julien Kalil.

Au-delà de l’aspect administratif, l’enjeu est avant tout sécuritaire. Pour les autorités, le permis de construire permet à des techniciens d’apporter un regard extérieur et expert sur un projet. Cependant, là où la sensibilisation échoue, la répression prend le relais. L’inspection n’hésite plus à ordonner l’arrêt immédiat de chantiers mal exécutés ou à interdire l’accès à des bâtiments jugés vétustes et dangereux pour leurs occupants.

« Souvent il est arrivé à des moments où nous interdisons à certains citoyens d’habiter dans des bâtiments, en tenant compte de la vétusté. Donc, nous demandons soit de les démolir, en insistant sur des paramètres de sécurité. Des fois aussi, il y a des chantiers qui n’ont pas de permis de construire ou des chantiers mal exécutés qui sont arrêtés. On a vécu des cas ici, où nous arrêtons carrément le chantier et nous demandons aux ouvriers de quitter, parce que certaines normes ne sont pas respectées » déclare l’inspecteur régional adjoint de l’urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire.

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