Conakry: lancement du Centre d’expertise en économie et politiques publiques

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Le Centre d’expertise en économie et politiques publiques (CEEPP) a été officiellement lancé ce mercredi 6 mai à Conakry. Cette initiative est portée par la Cité des sciences et de l’innovation de Guinée, en partenariat avec Rio Tinto Guinée.

La cérémonie officielle, organisée dans l’enceinte de la Cité des sciences et de l’innovation, a réuni de hautes autorités gouvernementales, des acteurs économiques, des partenaires techniques et financiers, des membres du corps diplomatique ainsi que des représentants de la communauté scientifique nationale et internationale. Elle marque l’aboutissement de deux années de travaux préparatoires.

Dans son discours de bienvenue, le Pr Abdoulaye Banirè Diallo, coordinateur général de la Cité des sciences, a souligné l’importance de cette initiative pour le pays. Selon lui, la Guinée franchit une étape majeure dans le renforcement de ses capacités d’analyse économique et d’appui à la décision publique.

« Notre pays se trouve aujourd’hui à un tournant historique. Les programmes en cours, les investissements structurants, les ambitions d’industrialisation ainsi que les enjeux liés aux infrastructures, à la diversification économique et à l’emploi soulèvent des questions cruciales. Pour y répondre, il est essentiel de disposer de données fiables et de compétences capables de les analyser afin d’orienter efficacement les décisions publiques », a-t-il expliqué.

Il a également précisé que ce centre se veut un véritable laboratoire d’analyse, capable d’accompagner la transformation des ressources naturelles en capacités productives durables, tout en permettant d’anticiper les chocs économiques. « Nous passons ainsi d’une logique de réaction à une culture d’anticipation fondée sur la science », a-t-il ajouté.

De son côté, Aboubacar Koulibaly, directeur général de Rio Tinto Guinée, a salué une initiative structurante pour l’avenir du pays.

« Ce moment est important pour nous, car il s’agit de poser une pierre supplémentaire dans la construction d’une Guinée capable d’éclairer ses politiques publiques à partir de ses propres analyses, fondées sur des données solides et une connaissance fine de ses réalités. À Rio Tinto, nous croyons que nos investissements n’ont de sens que s’ils contribuent au progrès du pays. Être un partenaire responsable, c’est aussi renforcer les capacités locales, soutenir l’excellence et accompagner les initiatives qui permettent de mieux comprendre et maîtriser l’avenir », a-t-il déclaré

Prenant la parole, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a, pour sa part, insisté sur la portée stratégique de ce projet.

« Cet événement marque une étape importante dans notre ambition collective de renforcer les capacités de recherche, d’analyse et de formulation de politiques publiques fondées sur des données probantes. Dans un monde en constante mutation, nos pays doivent s’appuyer sur des institutions solides, capables de produire un savoir utile, rigoureux et adapté à nos réalités. La création de ce centre traduit une volonté forte de doter la Guinée d’outils analytiques performants : « Il se veut un espace d’excellence, de réflexion stratégique et de dialogue entre le monde académique, les décideurs publics et les acteurs du développement », a-t-elle indiqué.

Poursuivant son intervention, la ministre a souligné que le CEEPP contribuera à améliorer la qualité des décisions publiques et à promouvoir une gouvernance plus efficace et inclusive.

« Le développement durable de nos nations repose sur notre capacité à former des ressources humaines compétentes, à encourager la recherche scientifique et à valoriser les résultats issus de nos universités. Ce centre s’inscrit pleinement dans cette dynamique », a-t-elle affirmé.

Elle a enfin rappelé que ce projet intervient dans un contexte national marqué par des ambitions économiques majeures, notamment le programme Simandou 2040.

« L’expertise économique nationale n’est plus un luxe académique, mais une nécessité stratégique, voire un impératif de souveraineté. Ce projet s’inscrit dans la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya », a-t-elle conclu.

Sam Bantignel

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